Les constats sont de plus en plus alarmants, les groupes extrémistes État islamique et Al-Qaïda et leurs adeptes gagnent en influence sur le continent et se targuent d’ailleurs de leurs nombreuses exactions. Les experts de l’ONU confirment qu’ « un nombre important de branches de l’organisation islamiste État islamique se trouvent en Afrique centrale et occidentale, et plusieurs filiales d’Al-Qaida se trouvent en Somalie et dans la région du Sahel. »
Ils expriment leur inquiétude au regard du fait que les branches de ces organisations terroristes étendent leur influence et leurs activités, notamment par-delà les frontières du Mali au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal, ainsi que par des incursions du Nigeria au Cameroun, au Tchad et au Niger en Afrique occidentale.
À l’est, les experts expliquent que les activités de ces regroupements se sont étendues de la Somalie au Kenya et du Mozambique à la Tanzanie. De manière générale, la pandémie du COVID-19 a eu un impact considérable sur le terrorisme, tandis que l’État islamique et Al-Qaïda « se réjouissent des dommages causés par la pandémie de coronavirus à leurs ennemis, devant leur incapacité à riposter efficacement devant cette autre menace. »
Les experts ont prévenu qu’en Europe et dans d’autres zones non-conflictuelles, les verrouillages et les fermetures de frontières provoqués par le COVID-19 ont ralenti les déplacements et les rassemblements de personnes « tout en ouvrant la voie à une importante radicalisation en ligne. » Les experts préviennent également que plusieurs attaques planifiées dans plusieurs régions au fort de la pandémie sont susceptibles d’être mises à exécution avec l’allègement ou la levée des mesures de restriction.



