12/09/2018 20:19:30
Algérie : Election présidentielle : Le MSP propose l'option d'un candidat consensuel autre que Bouteflika

Le MSP ne désespère pas de voir son initiative d'un «candidat du consensus» en prévision des prochaines présidentielles, puisse avoir l'assentiment du pouvoir. Pour ce faire, il a remis hier sur le tapis son approche qu'il a explicitée davantage dans sa phase opérationnelle si elle venait à faire consensus.

algerie1.com
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille



Le MSP ne désespère pas de voir son initiative d'un «candidat du consensus» en prévision des prochaines présidentielles, puisse avoir l'assentiment du pouvoir. Pour ce faire, il a remis hier sur le tapis son approche qu'il a explicitée davantage dans sa phase opérationnelle si elle venait à faire consensus.

Fidèle à sa position, son chef Abderrazak Makri a fait abstraction du cinquième mandat auxquels les partis du pouvoir appellent de leurs vœux, et propose, au contraire, l'option d'un candidat «consensuel» qui serait adoubé par toute la classe politique, pouvoir et opposition.

Mais auparavant, Makri décline un processus de dialogue et de concertation devant réunir tous les partis ainsi que «les personnalités nationales», et les organisations de la société civile, pour voir si l'initiative du MSP est acceptée. Cette étape sera suivie d'une «reformulation» de la première initiative et sa diffusion dans tous ses détails devant l'opinion publique.

Abderrazak Makri affirme également que si les résultats des consultations sont positifs, une vaste campagne d'explication sera menée à travers le territoire national pour convaincre le peuple que l'option d'un «candidat du consensus» est seule à même de sortir le pays de sa léthargie à tous les niveaux.

Concrètement, le parti islamiste propose d'élire en avril 2019 un candidat sur lequel se seront entendues auparavant toutes les forces politiques du pays pour piloter une transition démocratique. Le «pack» politique du MSP comporte également un chef du gouvernement «consensuel» qui sera chargé de mettre à exécution la feuille de route du président élu.

Ceci dans l'hypothèse où cette initiative est acceptée et par le pouvoir et par les partis d'opposition. Makri prévoit en effet l'autre scénario à savoir que son offre politique soit en mévente.

A ce moment-là, «nous allons examiner les raisons du refus de nos partenaires et essayerons de peaufiner le projet même après l'élection présidentielle», affirme-t-il.  Quid de la positon du MSP à l'égard du scrutin ? «Les structures du parti vont se réunir pour arrêter notre stratégie en fonction des données disponibles. On pourrait avoir notre propre candidat si toutes les garanties de transparence sont satisfaites. Ou alors opter pour un candidat consensuel de l'opposition», explique Makri.

Le chef du MSP n'a en revanche pas évoqué la conduite à tenir face à l'hypothèse très probable au demeurant, d'un 5ème mandat pour Abdelaziz Bouteflika. «Nous considérons certes que les chances d'un tel scénario sont minimes, néanmoins nous savons qu'il  n'est pas tout à fait tombé à l'eau» glisse -t-il.

Faut-il rappeler que Makri avait totalement exclu, il y a quelques semaines la participation de son parti à l'l'élection présidentielle si le président Bouteflika briguait un 5ème mandat. Pour Makri, cela signifierait que les jeux sont faits et que le scrutin est fermé. Reste à savoir si sa «nouvelle» ne connaitrait pas le même sort que la précédente qui lui avait valu un sévère rappel à l'ordre de Gaid Salah par rapport à son appel du pied à l'armée d'accompagner la transition.

Par Amel Benabi

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE