18/04/2019 15:26:50
Cameroun : Fouille programmée d'une prison pour arracher les vêtements "CAN 2019" des prisonniers politiques

On le savait déjà allergique aux marches, les pas des hommes libres dans la rue provoquant chez ses membres et affidés des impressions de tremblement de terre. Depuis le 16 avril jour du procès d'habeas corpus (à huis-clos) des militants du MRC, on sait désormais que le régime a aussi une peur bleue des maillots floqués "CAN 2019" dont le frottement constant sur les corps de ceux qui les portent suscitent chez lui l'impression d'une clameur insurrectionnelle.

Kand Owalski
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C'est plus que de la panique au Cameroun ou le régime "kamtophobique" du "président" Biya ne manque plus aucune occasion de briller par son état d'esprit paranoïaque.

On le savait déjà allergique aux marches, les pas des hommes libres dans la rue provoquant chez ses membres et affidés des impressions de tremblement de terre. Depuis le 16 avril jour du procès d'habeas corpus (à huis-clos) des militants du MRC, on sait désormais que le régime a aussi une peur bleue des maillots floqués "CAN 2019" dont le frottement constant sur les corps de ceux qui les portent suscitent chez lui l'impression d'une clameur insurrectionnelle.

A moins que ce ne soient les mots CAN 2019 qui fassent resurgir le souvenir du plus ignoble des crimes économiques à ciel ouvert commis en permanence par le Renouveau ces trente-sept dernières années : le crime des libertés prises avec les centaines de milliards destinés à la constructions des infrastructures de la Coupe d'Afrique des Nations  de football, édition 2019 (CAN 2019)au Cameroun, et ayant poussé la Confédération Africaine de Football (CAF)  à retirer l'organisation de l'événement au Cameroun.

Le régime qui a désormais peur de tout, peur du souffle des hommes, du vent, de l'air, du feu, de l'eau, de la lumière, de l'obscurité, du bruit, du silence…, aurait poussé son zèle pour la peur jusqu'à entreprendre de fouiller les cellules d'une prison aux fins d'arracher aux prisonniers politiques détenus arbitrairement depuis le 26 janvier dernier pour avoir manifesté pacifiquement dans la rue, les maillots floqués "CAN 2019".

Des manières de sauvages qui courent le risque de rencontrer la prochaine fois une réplique appropriée de prisonniers politiques décidant de se rendre au tribunal tout nus, si leurs maillots "CAN 2019" leur étaient extorqués.

Rappelons que les manifestations au cours desquelles les militants du MRC de Maurice Kamto et des autres partis de l'opposition, ainsi que des activistes de la société civile, ont été arrêtés, ou fusillés par la police du régime, avaient pour objet de protester contre  le retrait de l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations 2019 au Cameroun, la situation socio-politique dans les régions anglophones etle hold-up électoral entre autres. 

En attendant, Kand Owalski a relaté mercredi dans une chronique intitulée INFO NKONDENGUI, comment le frileux régime de Ngoh Ngoh-Biya est en train de se démener comme un beau diable, pour faire main basse sur les maillots des militants emprisonnés du MRC.

Hold-up un jour, hold-up pour toujours !
 

INFO NKONDENGUI
Par Kand Owaslki

"La débarque hier des détenus politiques du MRC à la cour d'appel en maillot de l'équipe du Cameroun estampillés CAN 2019 a coupé le cœur à demi aux bandits du régime Biya impliqués dans le fiasco des préparatifs de ladite compétition que le Pays de Roger Milla était censé recevoir.

À cette occasion une réunion de crise a eu lieu cette nuit à la prison centrale de Yaoundé à laquelle étaient conviés le délégué régional de l'administration pénitentiaire pour le centre, l'état-major de la compagnie de gendarmerie et les renseignements généraux.

Des informations qui nous filtrent des couloirs de la prison, une fouille générale des locaux est annoncée à des fins de récupérer tous les maillots. Il se murmure par ailleurs que les gardiens de prison en faction le jour où lesdits maillots sont entrés à la prison seront virés sans aucune forme de procédure.

Toute chose qui trahit le niveau de panique qui sévit depuis lors suite à cette "déculottée" des prisonniers politiques qui ont tenu à rappeler hier aux magistrats les raisons de leur incarcération.

Le tonnerre de cette magnifique idée a éclaté tellement fort que Medjo Fredy, Régisseur de la prison centrale a dû se dépêcher hier d'appeler ses dieux hiérarchiques pour se laver les mains au moment où les détenus politiques du MRC se rendaient au tribunal vêtus des maillots querellés.

Pour Ferdinand Ngo Ngo, SGPR et Séraphin Fouda SGPM, les deux grands bandits internationaux de ce scandale de la CAN, c'est Alain Mebe Ngo qui instrumentaliserait les détenus politiques... Ils sont alors très fâchés. C'est d'ailleurs Ngo Ngo qui a ordonné la deuxième réunion de crise qui se tient depuis ce matin...

Nos amis sont à NKONDENGUI pour avoir dit non au grand banditisme dans les caisses de l'État. Aujourd'hui on veut leur arracher leurs vêtements alors qu'il y'a moins d'un an ce sont ces terroristes d'État qui se pavanaient partout avec les mêmes maillots.

J'invite le peuple camerounais à s'y mettre lui aussi. Chacun doit avoir son maillot estampillé ''CAN 2019". C'est le nouveau sel béni contre vampires de la fortune publique."

Cameroonvoice

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