22/07/2019 19:17:47
"A bas la France ! … L'ennemi est connu, mais n'est pas neutralisé" : La jeunesse malienne demande à la France de faire ses bagages (Video)
A bas la France ! A bas Macron ! A bas le gouvernement français ! Ces phrases, déclamées avec force, ont retenti dans la rue malienne   le 21 juin dernier, lors d'un meeting des jeunes de tous bords politiques maliens montés au créneau, pour dénoncer l'immixtion de la France dans les affaires intérieures du Mali.
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A bas la France ! A bas Macron ! A bas le gouvernement français ! Ces phrases, déclamées avec force, ont retenti dans la rue malienne  le 21 juin dernier, lors d'un meeting des jeunes de tous bords politiques maliens montés au créneau, pour dénoncer l'immixtion de la France dans les affaires intérieures du Mali.

Au nombre des raisons de la mise en accusation de la France, la présence impressionnante en nombre au Mali de soldats étrangers, en l'occurrence majoritairement français : « Actuellement, il y a plus de 20.000 soldats étrangers au Mali, pour un seul problème, pour un seul pays.   Et le problème n'est pas encore résolu. Il y a toutes sortes d'avions militaires au Mali, toutes sortes d'armements. L'ennemi est connu, mais l'ennemi n'est pas neutralisé ».

Appelés à manifester dans le centre de Bamako à l'appel du Collectif des associations de jeunes de la région de Mopti, des milliers de manifestants venus enjoindre aussi bien les autorités maliennes que la Communauté internationale (conduite par la France) d'endiguer le cycle de violences auquel tous leurs déploiements et autres parades militaires ne sont pas parvenus à mettre fin.

Désarmez les milices », « Halte à l'amalgame », « La France complice », « Disons non à la haine », « Sécurisez les civils », « Une vie est une vie », « Mopti a assez souffert », « Peuls et Dogons sont victimes »…, pouvait-on entendre dire les jeunes du Collectif des Associations de jeunes, qui déplorent le fait qu'en dépit de la présence massive des soldats français qu'ils soupçonnent d'utiliser le terrorisme comme un prétexte pour s'imposer au Mali, de nombreux actes terroristes aient été perpétrés dans leur pays, coûtant la vie à des centaines de personnes depuis le début de l'année : 39 personnes tuées le 1er janvier dans la localité de Koulogon, 160 morts le 23 mars à Ogossagou,  35 tués le 9 Juin Sobane Da et 41 morts le 17 juin Gangafani et Yoro. 

Ces manifestation bruyantes ont suscité chez de nombreux Africains, l'espoir que les populations de ce continent se lèvent de plus en plus régulièrement, et nombreuses, pour dénoncer l'hypocrisie de la France.

Cameroonvoice

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