10/06/2013 02:52:33
Litige. Bolloré retire sa plainte contre Sherpa
Un terrain d’entente a été trouvé entre le groupe français et l’association qui accusait le géant industriel de mener des activités aux conséquences néfastes sur l’environnement.
Le Messager
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Vincent Bolloré

Un terrain d’entente a été trouvé entre le groupe français et l’association qui accusait le géant industriel de mener des activités aux conséquences néfastes sur l’environnement.

Le ciel est désormais sans nuage dans les relations entre le groupe industriel français et l’association Sherpa. Selon une dépêche de l’agence France presse (Afp) du 5 juin 2013 qui reprend un communiqué rendu public par Bolloré, le géant industriel a retiré sa plainte en diffamation contre cette association. Résultante d’un gentlemen agreement auquel les deux entités sont parvenues sous les auspices heureux du point de contact national (Pcn)pour les principes directeurs de l'Organisation de coopération et de développement économique (Ocde). On se souvient que c’est en décembre 2010 que l’association Sherpa est montée au créneau en saisissant le Pcn au sujet des activités de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm), supposée appartenir au groupe Bolloré et soupçonnée de mener des activités néfastes sur l’environnement au Cameroun.

Pour le groupe, la Socapalm ne porte pas atteinte à l’environnement et bien plus, Bolloré n’est qu’un actionnaire minoritaire à hauteur de 9,35% du capital. Suffisant pour que le mastodonte français sorte de ses gongs et este en justice en déposant une plainte pour diffamation.

Une démarche légitime qui n’avait alors pas fermé la porte à une possibilité de conciliation. Dès lors, les deux parties : Bolloré et Sherpa, ont repris langue et un processus de médiation sous l’égide du point de contact national a été enclenché avec, au bout du rouleau, un accord trouvé par les deux protagonistes. Sur la base de ce compromis, Bolloré a accepté de faire pression sur la Socapalm, l’un des plus importants producteurs d’huile de palme du pays, question d’entraîner les opérateurs locaux dans un plan de progrès bâti sur une trilogie. D’abord la plateforme de dialogue entre les responsables de la Socapalm, les salariés et les riverains des plantations, a été remise au goût du jour. Ensuite, un programme a été mis en œuvre dans le cadre de la politique «qualité hygiène sécurité environnement » (Qhse) de la Socapalm et enfin, le processus de la certification Iso 14001 de toutes les plantations est en cours avec en vitrine le souci de faire sienne, la norme internationale Rspo plus exigeante et spécifique à la palmeraie.

Ainsi s’achève donc la brouille entre Sherpa et Bolloré qui ont fumé le calumet de la paix. Et tant  mieux pour l’industrie camerounaise !

Alain NJIPOU

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