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Covid-19 : Comment ils vont dilapider les 100 millions FCFA de Baba Danpoulo

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Le grand geste de l’homme d’affaire a suscité un vent d’espoir au Cameroun. Les patients du Covid-19 ainsi que leurs familles ont la conviction que leur pays pourra connaitre des avancées majeures dans la lutte contre cette pandémie mondiale avec cet appui de 100 millions de FCFA remis au ministre de la Santé mercredi; une action qui pourra susciter bien d’autres espèrent les Camerounais. C’est sans compter le caractère véreux des collaborateurs de Paul Biya. Bon nombre d’entre eux se sont frottés les mains avec la réception de ce geste d’humanité tant ils y voient une occasion de s’enrichir.

La bévue mondiale que le Cameroun a essuyé avec le retrait de la Can Total 2019 en est l’illustration parfaite. Les chantiers préparatoires de la compétition avaient fait l’objet de plusieurs contrats flous avec des entreprises en charge de la réalisation; il avait été question des contrat à gré à gré dont les dividendes revenaient frauduleusement à certaines pontes de régime Biya au premier rang des quels son Directeur de Cabinet Ferdinand Ngoh Ngoh. Plusieurs ministres et autres secrétaires généraux avaient été cités dans ce vas scandale financier qui a non seulement plombé la poursuite des chantiers de la Can 2019 au Cameroun, mais a surtout conduit à son retrait au Cameroun pour impréparation. La menace d’une distraction du don de Baba Dan Pullo est d’autant plus plausible lorsqu’on sait que tous les acteurs de ce scandale financier sont toujours en fonction au Cameroun et à des postes de décision importants.

Si d’aucuns seront tentés de croire que le nombre de morts du au Covid-19 suscitera la compassion ou la volonté d’en faire un bon usage de la part des autorités camerounaises, la distraction des fonds prévus pour les victimes du drame ferroviaire d’Eséka, qui a fait 80 morts et plus de 740 blessés au Cameroun, est un fait qui vient rappeler l’indifférence des corrompus du Cameroun devant toute situation. Le tourment des victimes est perceptible des années après. Tenez, le Ministre de la Santé Publique a été interpellé sur les réseaux sociaux par une patiente du Covid-19 négligée par le corps médical. « Mon état s’aggrave, ma détresse respiratoire s’effondre, ils n’ont pas d’oxygène, tout ce que les médecins m’administrent ici ne change pas, ils disent attendre les résultats pour passer à un autre traitement. Que faire Monsieur le Ministre ?? Je lutte avec la mort, ohhh mon pays » , s’est-elle exclamée sur le réseau social s’adressant au ministre. Un témoignage qui démontre à suffisance le manque de sérieux des autorités de Yaoundé dans la prise en charge de cette pandémie dont le bilan est pourtant alarmant au Cameroun; au 1er avril 233 ont été testées positives à la pandémie avec 6 morts et 10 cas de guérison.

A.D.R.

Cameroun : Maurice Kamto réagit aux “pourparlers” présumés entre gouvernement camerounais et sécessionnistes anglophones

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Le président Maurice Kamto

Ecarté par la force de la présidence de la République après son élection en 2018, Maurice Kamto n’en reste pas moins préoccupé par la situation au Cameroun anglophone. Comme il l’est du reste pour tout ce qui touche le Cameroun, de près ou de loin. Aussi a-t-il régi dimanche aux allégations relatives à des pourparlers qui auraient lieu depuis quelques jours entre les autorités camerounaises et les leaders anglophones condamnés à la prison à perpétuité pour avoir dirigé, avant leur arrestation début 2018, un mouvement ayant des visées indépendantistes pour les deux régions anglophones camerounaises, le Nord-ouest et le Sud-ouest (NoSo).

Comme à l’accoutumée, le chantre de la paix qu’est le leader du MRC apprécie positivement ce qui pourrait être la conversion du pouvoir de Yaoundé au seul préalable vrai, valable et conséquent susceptible de drainer la normalisation de la situation dans le Noso. Il n’en rappelle pas moins que les mêmes causes produisant les mêmes effets, toute tentative de s’écarter des normes d’un vrai dialogue et des conditions qui vont avec et qu’il avait déjà recensées par le passé, que soit pendant la campagne électorale de l’élection présidentielle de 2018 ou à la veille du soi-disant grand Dialogue National de septembre-octobre 2019 qui ne fut en réalité qu’un monologue du régime Biya avec le régime Biya, ferait s’enliser la situation.

Lire ci-dessous l’intégralité de la réaction de l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

Le public a appris, par des voies non officielles, que le 02 juillet 2020 il y aurait eu un contact entre le Gouvernement et des leaders séparatistes anglophones actuellement emprisonnés à la Prison Principale de Yaoundé, conduits par Monsieur Sisiku AYUK TABE, en vue d’un cessez-le-feu. Cette rencontre serait la conséquence de l’appel au « Cessez-le feu mondial » lancé le 23 mars 2020 par le Secrétaire général des Nations Unies dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19 et de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies appelant à une trêve mondiale dans les conflits armés, adoptée le 1er juillet 2020, qui appelle « toutes les parties prenantes à des conflits armés à débuter immédiatement une pause humanitaire durable pendant au moins 90 jours consécutifs ».

Auraient pris part à cette rencontre, outre les leaders séparatistes et le Gouvernement, les ambassades des Etats-Unis, de France et d’Allemagne, comme facilitateurs et un représentant de l’ONU, comme principal négociateur.

Sous toutes les réserves, et au-delà de toutes considérations, le MRC se réjouit d’un tel augure. Il se félicite de la conversion, quoique fort tardive, du Gouvernement à l’idée que c’est par un cessez-le-feu, un dialogue inclusif et sincère, et des négociations directes avec les leaders séparatistes qu’il est possible de mettre fin à la guerre civile désastreuse qu’il a, de façon totalement irresponsable, déclenchée depuis bientôt quatre ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest de notre pays.

Un tel contact, s’il était avéré, consacrerait l’échec, que nous avions prédit, du fameux Grand Dialogue National qui, en réalité, était un monologue entre le RDPC, ses alliés et l’administration.

A l’annonce officielle de la tenue de ce Grand Dialogue National, depuis la Prison Principale de Yaoundé, le 17 septembre 2019, j’avais fait savoir que le MRC ne prendrait pas part à cette rencontre, pour deux raisons : dune part, notre parti ne pouvait y participer sans notre libération préalable, les leaders alliés, moi-même et les centaines de militants et sympathisants arrêtés arbitrairement et détenus illégalement depuis plus de sept mois pour certains, à la suite des « Marches Blanches Pacifiques » des 26 janvier, 1er et 8 juin 2019 ; d’autre part, en raison des conditions d’organisation dudit Dialogue. A cet égard, j’exprimais de vives réserves sur l’issue de cette rencontre politique dont les discussions étaient volontairement faussées à la base par le pouvoir. Les principales raisons de mes réserves étaient que le Dialogue n’avait pas fait l’objet dune préparation adéquate, que les vrais leaders sécessionnistes, tant les chefs politiques que les chefs des groupes armés, n’étaient pas conviés aux discussions et que l’on avait exclu des débats l’importante question de la forme de l’Etat.

La confirmation officielle de cette prise de contact serait également la preuve que la méthodologie de sortie de crise du Gouvernement, dont les incohérences trahissent l’incompétence de ses concepteurs, a échoué. Enfin, elle signifierait l’échec de l’évanescente initiative de Genève et dune kyrielle d’autres initiatives amorcées par différents clans concurrents du régime.

La question anglophone est une réalité politique à laquelle le Cameroun doit faire face, n’en déplaise aux défenseurs zélés du régime. Cette question anglophone est au cœur des préoccupations du MRC et de mon action bien avant la crise politique puis la guerre civile actuelle.

Le MRC a soutenu de façon constante que cette question doit être discutée et réglée dans le cadre d’un dialogue républicain, et en a appelé à ceux qui sont en charge des affaires du pays aujourd’hui afin qu’ils mettent en place un cadre idoine pour ce dialogue. Le MRC est incontestablement le promoteur de cette idée de dialogue comme seule démarche adéquate pour aborder cette épineuse question, puisqu’il l’a proposée dès 2012, l’a réitéré lors de son meeting à Bamenda le 25 juin 2016 et de son meeting à Ngaoundéré le 10 décembre 2016. Devant le silence du monde face au drame camerounais, le lundi 03 avril 2017 j’ai donné une conférence de presse sur le thème « La crise anglophone et l’inquiétant attentisme de la communauté internationale ». Quelques jours après, le 12 avril 2017, l’Ambassadeur François LOUNCENY FALL, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique Centrale, faisait enfin le déplacement de Yaoundé pour évoquer avec Monsieur Paul BIYA la crise dans les Régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest du Cameroun.

Pendant la campagne présidentielle d’octobre 2018, outre la réforme institutionnelle, la résolution pacifique de la crise anglophone constituait le second pilier de mon projet politique.

Après le scrutin présidentiel dont les résultats ont été volés par le conseil constitutionnel au profit de Monsieur Paul BIYA, la campagne de Résistance Nationale lancée par le MRC et ses alliés visait, outre le Non au Hold-up électoral, la fin de la guerre dans le NOSO.

Le 27 novembre 2018, alors que le Gouvernement et ses défenseurs zélés étaient encore à imposer le soutien à la guerre comme seule preuve de patriotisme j’avais appelé à :

  • Un cessez-le-feu immédiat ;
  • L’élaboration d’un processus de désarmement,
  • La réinsertion des combattants insurgés ;
  • Une amnistie générale au profit de toutes les personnes impliquées dans ce conflit
  • L’ouverture d’un dialogue avec les leaders Anglophones.

Le 17 mai 2019, alors que j’étais arbitrairement détenu en compagnie de mes leaders alliés et de centaines de mes militants, j’avais rendu public une série de propositions visant à mettre fin à la guerre par une négociation politique. Celles-ci pourraient inspirer les acteurs des discussions alléguées entre le Gouvernement et les leaders séparatistes.

Mes propositions prévoyaient :

  • Des mesures immédiates de restauration de la confiance et de la paix ;
  • La libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques sans exclusive, aussi bien ceux arrêtés dans le cadre du conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest que ceux des marches blanches organisées par le MRC, les partis politiques et organisations alliés le 26 janvier 2019, à travers le Cameroun, ainsi que l’abandon par l’État de toutes les poursuites contre ces personnes ;
  • La mise en œuvre des voies et moyens pour l’évaluation et, si nécessaire, la restauration de la santé des prisonniers ainsi libérés, la reconnexion avec leurs familles, assorties des compensations appropriées ;
  • la déclaration de cessez-le-feu et le retrait des forces armées, le retour des militaires dans les casernes (BIR, Armées) ; seules la police et la gendarmerie doivent assurer le maintien de l’ordre ;
  • Le cantonnement des éléments armés engagés contre les forces de défense;
  • l’amnistie totale, immédiate et sans conditions des condamnés dans le cadre des marches blanches du 26 janvier 2019, ainsi que l’abandon des poursuites contre les personnes arrêtées dans le cadre des marches du 27 octobre 2018, notamment à Douala, dont les poursuites avaient été suspendues avant d’être relancées ;
  • la levée de toute interdiction administrative des réunions et des manifestations publiques ;
  • le libre exercice des libertés et droits fondamentaux conformément aux dispositions de notre Constitution et à celles des conventions internationales auxquelles le Cameroun est partie ;
  • la création dune commission chargée de la question anglophone, présidée par un anglophone avec pour vice-président un francophone (personnalités choisies après consultation des parties prenantes). Cette commission comprendrait une trentaine de membres également repartis entre anglophones et francophones, avec des observateurs internationaux (ONU, UA, UE, USA, France, Royaume Uni, Allemagne, Italie, Canada, Pays-Bas.) ;

La commission en charge de la question anglophone devait comprendre les sous-commissions suivantes :

  • Sous-commission « Vérité, Justice et Réconciliation » ;
  • Sous-commission « Paix et Désarmement », chargée de la création des conditions pour la garantie de la paix et de la DDR (démobilisation, désarmement et réinsertion) ;
  • Sous-commission des urgences humanitaires, de la reconstruction, du rapatriement des réfugiés et des personnes déplacées ;
  • Sous-commission de préparation du dialogue inclusif (cette sous-commission devait suivre l’organisation de la All Anglophone Conference qui devait avoir pour objectif entre autres de proposer les points concernant la question anglophone à inscrire dans l’agenda du Dialogue national inclusif, ainsi que les participants représentatifs des régions anglophones, y compris ceux de la diaspora, sous l’égide dune autorité morale).

Si les contacts annoncés entre les leaders séparatistes anglophones détenus à la Prison Principale de Yaoundé et le Gouvernement camerounais étaient avérés, nous demeurons convaincus que le schéma ci-dessus ouvrirait des perspectives sérieuses de sortie de crise et d’une résolution durable non seulement du conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, mais aussi des autres crises multiformes qui minent notre pays.

Yaoundé, le 05 juillet 2020 L e Président National Maurice KAMTO

Négociations entre Ayuk Tabe et leGouvernement camerounais : Ayaba Cho réunit le Conseil de Guerre d’Ambazonie

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Dr. Lucas Ayaba Cho, Président du Gouvernement intérimaire d'Ambazonie

A en croire les termes d’un communiqué publié sur les réseaux sociaux dimanche matin par Ayaba Cho, la direction du mouvement sécessionniste du Cameroun anglophone pourrait définitivement avoir de nouveau changé de main, après le remplacement à la tête du “Gouvernement Intérimaire d’Ambazonie” en 2018 de Julius Ayuk Tabe par le Dr. Samuel Ikome Sako.

Connu en effet jusqu’ici comme le chef de l’armée de l’Etat en projet d’”Ambazonie”, les Ambazonian Defence Forces (ADF, en français Force de Défence de l’Ambazonie), l’ancien journaliste de la radio télévision d’Etat camerounaise, Dr Ayaba Cho Lucas, se présente ici comme le président de l’Ambazonian Government Council et à ce titre  rejette toute idée de discussion entre les sécessionnistes et le gouvernement camerounais qui ne soit pas sous supervision internationale, comme tendent à l’indiquer les nouvelles actuelles relatives à des pourparlers entre les ex-leaders sécessionnistes condamnés en 2019 à la perpétuité, et  autorités camerounaises qui sembleraient revenir à la raison après avoir déclenché il y a quatre ans, une guerre contre les sécessionnistes anglophones dont le bilan humain et matériel est tout simplement insoutenable (environ 40.000 morts, en majorité des civils anglophones tués par les militaires mais aussi des centaines de militaires de l’armée gouvernementale tombés sous les assauts des combattants armés anglophones, près d’un million de déplacés et quelques 100.000 refugiés et exilés, des milliers, des centaines de villages incendiés par l’armée et donc des milliers d’habitations et fermes agricoles parties en fumée…).

Selon celui qui a été présenté ces dernières années comme le Coordonnateur de la branche armée du mouvement indépendantiste, le sacrifice des quatre années de lutte est assez élevé pour que des négociations à huis-clos entre les antagonistes soient acceptées.

Ci-dessous, la réaction de monsieur Ayaba que Cameroonvoice publie telle quelle

Dr. CHO AYABA RÉACTION

« Camarades Ambazoniens Nous avons tous été avertis hier soir que Sesekou et d’autres avaient été sortis de leurs quartiers de vie. J’ai immédiatement alerté mon attaché de presse pour informer notre peuple. Ce matin, les informations sont parvenues à mon bureau d’une rencontre entre Sesekou et son équipe et le régime des boucheries. Je trie immédiatement la clarté de la part de la direction IG Care. J’ai eu un briefing complet de Sesesekou et Camarade Yerima. Mon Conseil de guerre et mon Cabinet se réunissent ce soir pour examiner le briefing et feront une déclaration complète demain. Dans le temps principal, laissez-moi dire ceci. Toute discussion directe non supervisée en LRC avec un régime génocidaire non digne de confiance est dangereuse et doit être découragée. Nous avons saigné pendant quatre ans pour internationaliser notre lutte de libération pour nous permettre de négocier sous une condition de confiance et de franchise. Notre relation avec les soins IG est importante pour notre libération et notre stabilité après l’indépendance. Nous devons cependant être sur la même longueur d’onde stratégique pour traiter les questions internationales critiques. » Dr. Ayaba
Président AGOVC

Côte d’Ivoire: Yodé et Siro ont fait leur part

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Jean-Claude Djereke

Quand les gens de la diaspora souffrent de voir les Ivoiriens devenir progressivement étrangers dans leur propre pays et qu’ils invitent l’opposition à défendre le peuple qu’elle compte gouverner demain au lieu de subir les caprices et décisions de Ouattara, il se trouve malheureusement des compatriotes pour répondre qu’il est facile de critiquer quand on est à l’étranger et que Ouattara est si puissant qu’aucun Ivoirien vivant dans le pays ne peut rien faire contre son régime.

Yodé et Siro, dont l’excellent morceau On dit quoi ?” vient de sortir, sont-ils hors du pays ? Ont-ils attendu que Laurent Gbagbo et Blé Goudé soient de retour en Côte d’Ivoire pour dire ce qu’ils pensent de ce régime tribaliste, criminel et voleur ? Ils savent, ces talentueux et courageux zougloumen, que se faire l’écho de la souffrance et de la détresse des Ivoiriens les expose à la persécution, à la prison, voire à la mort, mais ils savent aussi qu’un homme et un peuple dignes ne peuvent indéfiniment se taire devant l’injustice, l’humiliation et la dictature.

Il est temps de suivre l’exemple de Yodé et Siro que tout patriote ivoirien devrait féliciter et protéger. Il faudra les soutenir lorsque le prince, se sentant offensé, voudra leur faire la peau. Il faudra se solidariser avec eux parce qu’ils sont “la voix des hommes sans voix, parce qu’ils sont capables, partageant la douleur de ceux qui souffrent, de se dresser et de crier au milieu du peuple, à la face des Grands, quels qu’ils soient et quels que soient le régime et la constitution, parce qu’ils sont en mesure de se dresser entre un pouvoir aveugle et un besoin muet” (L’abbé Pierre).

Ce n’est plus le moment de trouver des arguments bidon ou des prétextes de toutes sortes pour ne pas agir.

L’inscription de certains ressortissants de la CEDEAO sur les listes électorales par le RDR, la distribution des cartes nationales d’identité à ces étrangers, les illégales nominations faites récemment au Conseil constitutionnel, le refus de revenir sur la composition de la Commission électorale, tout cela annonce la tricherie du RDR, le 31 octobre 2020.

C’est maintenant que l’opposition, la société civile, les chefs religieux et traditionnels doivent parler et agir. Sinon leur silence et leur passivité seront interprétés comme une complicité avec un régime qui veut continuer à utiliser le faux et la violence pour se maintenir au pouvoir.

Yodé et Siro, qui avaient dénoncé hier les dérives et abus de Konan Bédié et de Laurent Gbagbo, viennent encore de faire leur part en mettant à nu l’incompétence et l’échec du régime Ouattara. Toi qui vis au pays, vas-tu attendre le retour des Ivoiriens de l’extérieur avant de jouer ta partition ?

Jean-Claude Djereke

Cameroun, Affaire d'”I-DI-OT !” Le tir très cadré de Me Sikati après la charge de J.A. Bell contre Richard Bona

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Notre ancien golier a déclaré que : “l’alternance n’est pas obligatoire”. Parce que “en l’état actuel des lois en vigueur au Cameroun l’alternance au sommet n’est pas une obligation”.

Poussant le bouchon plus loin, BELL prétend que celui qui muni de son passeport étranger se présente aux frontières camerounaises avec sa guitare faisant office de visa est un” idiot”.

En fait sans le dire explicitement, Joseph Antoine BELL considérerait que Richard BONA le célèbre artiste musicien, auteur compositeur de renommée internationale est un “idiot “.

Mais en fait c’est quoi un idiot ?

DELEUZE disait “l’idiot s’étonne devant les choses toutes simples comme l’existence d’un arbre. Nous avons des réponses bien sûr, mais l’idiot, lui n’en a pas “.

En se fiant à cette définition, on peut aisément déduire que l’idiot c’est par exemple celui qui ne sait pas que c’est le peuple et non la loi qui décide de l’alternance.

L’idiot c’est aussi celui qui dit une chose et son contraire sans même s’en rendre compte.

Exemple : En 2015 Joseph OWONA alors président du Comité de Normalisation de la FECAFOOT rejette la candidature de BELL à la présidence de la FECAFOOT pour défaut entre autres d’un extrait de casier judiciaire, etc. comme exigé par le Code électoral de la FECAFOOT.

En guise de réaction Joseph Antoine BELL a prétendu que du simple fait de son passé glorieux de footballeur, il n’avait même pas besoin de se conformer au Code électoral pour candidater.  En d’autres termes, la loi ne suffit pas.

Or aujourd’hui BELL dit en ce qui concerne l’alternance au sommet de l’Etat du Cameroun que tout se limite à la loi. En d’autres termes, la légitimité et la voix du peuple ne comptent pas.

Les contradictions de notre compatriote peuvent faire l’objet d’une thèse de doctorat ; mais je préfère m’arrêter ici pour ne pas fatiguer les lecteurs .

A la fin qui est donc l’idiot ? »

Me Désiré Sikati

Bill Gates et le nouvel ordre mondial pour sacrifier la planète

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Bill Gates et ses associés du nouvel ordre mondial sont résolus à détruire l’humanité. Cette conclusion a de quoi inquiéter car faite par un spécialiste. Dans une récente sortie, le Docteur Tal Schaller, spécialiste des pathologies assure que l’homme d’affaire américain veut utiliser la façade d’un prétendu vaccin contre le Coronavirus pour contrôler et détruire l’humanité.« Ils veulent introduire des nanoparticules dans les corps des gens grâce au vaccin anticovid-19 qui est déjà  fabriqué et qui contient ces nanoparticules. Ce vaccin, fabriqué depuis,  n’a pas été mis en place dans le but de protéger les gens du  coronavirus, il n’en n’ont rien à faire », a confié le spécialiste, qui explique qu’une fois le vaccin injecté aux Hommes permettra de les contrôler définitivement grâce à la 5 G et aux ondes qu’elle génère.

Il rend les hommes prisonniers et pas seulement. La solution est aussi dangereuse à en croire le spécialiste car elle contient également un conservateur qui sera probablement le Thimerosal, dérivé mercuriel mortel strictement interdit chez l’homme. ceux-ci ne pourront plus jamais s’en débarrasser après l’injection. Le Docteur reconnaît en parler comme d’une exclusivité mondiale pourtant il n’a aucun doute sur le fait que les médias du monde soient au courant de ce génocide mal voilé. « Les journaux n’osent pas en parler parce que c’est tout l’édifice de Bill Gates et du nouvel ordre mondial qui s’effondreraient si on mettait à nu ce génocide», assure-t-il.

Ce qu’il faut faire ?  

Le Docteur Tal Schaller appelle à une une prise de conscience générale; à une décision radicale de refuser ce vaccin. « Exiger que les médecins respectent la loi de libre consentement éclairé. Essayer de savoir le contenu d’un vaccin avant qu’il vous soit injecté ou à votre enfant». Un préalable qui vous permettra d’être fixé avant de dire oui ou non pour ce vaccin en question. Un grand risque demeure; faire passer l’acte vaccinal comme de la routine sans préavis ni consentement.

https://web.facebook.com/franklin.nyamsi1/videos/10213757064639885/

La crise anglophone et la communauté internationale (Décryptage)

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La communauté internationale a toujours un rôle essentiel à jouer pour mettre fin aux conflits dans le monde, d’autant plus qu’elle a les moyens, par l’intermédiaire d’organisations supranationales comme les Nations unies, l’Union européenne et l’Union africaine, de faire pression ou, dans certains cas, de forcer les parties en conflit à s’asseoir à une table de dialogue. Ce qui préoccupe le plus la communauté internationale, lorsqu’un conflit armé éclate, c’est de chercher à mettre fin à la violence par tous les moyens et à freiner un débordement ou une catastrophe humanitaire dans d’autres pays voisins. Ce qui préoccupe le plus la communauté internationale, lorsqu’un conflit armé éclate, c’est de chercher à mettre fin à la violence par tous les moyens et d’endiguer un débordement ou une catastrophe humanitaire dans d’autres pays voisins. L’intérêt de la communauté internationale est donc d’amener tous les groupes armés à dialoguer pour aboutir à un accord de paix.

Il est également important de noter qu’aucun dialogue ne peut effectivement porter ses fruits si les parties concernées ne peuvent appeler à un cessez-le-feu. Toutefois, en ce qui concerne le Cameroun, l’intervention de la communauté internationale pour résoudre le conflit armé actuel dans les régions anglophones du Cameroun n’est pas aussi facile que beaucoup l’espèrent. En effet, le conflit devient de plus en plus complexe compte tenu de sa nature politique. Lorsque la politique entre en jeu, ce ne sont plus les questions humanitaires qui préoccupent les principaux acteurs internationaux, mais plutôt le pouvoir et l’intérêt des superpuissances.

Il y a environ deux semaines, le Cameroun était en tête de la liste des crises de déplacement les plus négligées au monde selon le Norwegian Refugee Council. Son directeur, Jan Egeland, a déclaré dans un tweet que “pour la deuxième année, le Cameroun est en tête de la liste des crises les plus négligées au monde. Une résolution inefficace des conflits, le silence de la presse mondiale et un manque d’aide massif ont contribué à ce que le pays soit en tête de liste en 2019”. Ces mêmes appréhensions ont été partagées par le Dr Simon Adams, directeur exécutif du Centre mondial pour la responsabilité de protéger. Pour ceux qui ont été de fervents observateurs du style de gestion du régime Biya depuis maintenant près de 4 décennies, cette nouvelle, bien que choquante, ne devrait pas être une surprise.

Les Camerounais doivent savoir que si Biya est resté au pouvoir aussi longtemps, c’est parce qu’il a su répondre aux besoins et aux intérêts de la communauté internationale, en particulier des superpuissances. Le régime Biya utilise les mêmes manœuvres pour tenir les superpuissances à l’écart de la crise anglophone, ce qui explique que la communauté internationale continue de négliger les violations des droits de l’homme au Cameroun. Juste après l’élection présidentielle au Cameroun en 2018, marquée par une fraude massive, la célèbre revue internationale Foreign Policy a déclaré dans un article que le régime Biya dépense près d’un million de dollars par an pour payer des cabinets de relations publiques afin de présenter au monde une image positive du Cameroun. Cela explique pourquoi la crise au Cameroun n’a pas réussi à attirer l’attention de la communauté internationale.

Cependant, cette situation ne durera pas longtemps. En 2019, alors que le Congrès américain et le Parlement européen faisaient montée la  pression sur Yaoundé pour appeler à un dialogue inclusif, le journal africain JeuneAfrique a révélé en août 2019 que le régime Biya avait accordé un contrat d’une valeur de 220 000 dollars américains (environ 125 millions de francs CFA) à un cabinet de relations publiques américaine  proche du parti républicain, avec pour mission de donner une bonne réputation du régime Biya aux Américain. Pour un pays qui a un énorme manque des infrastructures de base pour ses citoyens, comme les routes, l’accès à l’eau potable, les hôpitaux, l’électricité, etc, on peut voir où les responsables camerounais fixent leurs priorités. Cela explique pourquoi la crise camerounaise n’a pas réussi à attirer l’attention de la communauté internationale. Cependant, cette situation ne durera pas longtemps.

Pourquoi la négligence de la communauté internationale face à la crise anglophone ne durera pas longtemps

Le régime Biya, en raison de son illégitimité et de son irresponsabilité et compte tenu de la nature asymétrique de la guerre, continue à commettre des erreurs cruciales qui incitent, le plus souvent, les militaires à commettre des crimes de guerre qu’il est difficile de cacher. Il convient de noter que les guerres asymétriques sont les conflits les plus difficiles à gérer par l’armée conventionnelle, en particulier lorsque la population locale soutient le groupe armé non conventionnel. (On peut observer les difficultés que l’armée américaine rencontre en Irak et en Afghanistan). Ainsi, les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme qui ont lieu dans les régions anglophones ont entraîné l’internationalisation du conflit, principalement par la diaspora camerounaise, la statue internationale du principal leader de l’opposition, le professeur Maurice Kamto, et l’intérêt croissant des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme pour le Cameroun.

La semaine dernière, la diaspora camerounaise a organisé une manifestation à Londres pour dénoncer la complicité du président français avec le régime Biya dans la guerre qui se déroule au Cameroun, lors de la visite du président Emmanuel Macron au Premier ministre britannique. Cela permet à l’organisation humanitaire et des droits de l’homme de faire pression sur leurs pays respectifs, les superpuissances et les organisations gouvernementales internationales telles que les Nations Unies et l’Union européenne pour qu’elles interviennent dans le conflit au Cameroun. Cependant, il reste encore de nombreuses questions géopolitiques à résoudre avant que les Nations unies ne passent des paroles aux actes.

Il est à noter que tous les experts en résolution de conflits qui sont attentifs au conflit au Cameroun seront d’avis que le conflit armé a atteint le stade d’une médiation ou d’une intervention internationale. À ce stade du conflit, il sera extrêmement difficile d’envisager un dialogue inclusif au niveau national en raison d’un manque de confiance manifeste entre tous les acteurs impliqués. Par conséquent, seule la communauté internationale, sous les auspices des Nations unies, de l’Union européenne, des États-Unis et de la France, peut obliger toutes les parties en conflit à s’asseoir à la table du dialogue. La communauté internationale peut également utiliser des mécanismes pour contraindre les deux parties à mettre en œuvre les mesures prises dans le cadre du dialogue ou d’un accord de paix.

Étant donné la nature des institutions faibles en Afrique, il sera très improbable de voir une institution nationale ou même régionale capable de contraindre les parties belligérantes, en particulier le régime Biya, à venir dialoguer et à mettre en œuvre ses mesures. En définitive, un tel dialogue ne peut être possible au Cameroun.

Ce qui explique le retard de la communauté internationale dans la crise anglophone

Le 22 juin 2020, la télévision allemande DW a rapporté que certains groupes de lauréats du prix Nobel se sont joints aux voix du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et du pape François, pour exhorter le régime de Biya et les groupes armés séparatistes à appeler à un cessez-le-feu. À cet égard, la préoccupation de nombreux Camerounais en ce moment est de comprendre pourquoi malgré la pression de la communauté internationale sur le régime de Biya pour appeler à un cessez-le-feu, ils restent obstinés et continuent à jouer un double jeu pour tromper la communauté internationale en lui faisant croire qu’un dialogue a eu lieu et qu’ils sont maintenant au stade de la reconstruction. Pour répondre à cette question, il faut se pencher sur le contexte politique du Cameroun et identifier les acteurs clés.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, en matière de politique, tout est question de pouvoir et d’intérêt. Il convient de noter que le Cameroun n’est pas tout à fait un État indépendant jouissant d’une pleine souveraineté comme le régime Biya aime à le prétendre. Ce n’est un secret pour personne que le Cameroun est une sphère d’influence de la France tout comme la Syrie est la sphère d’influence de la Russie. La France est également membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Contrairement à la Russie, la France est un allié des États-Unis et du Royaume-Uni, d’autres membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. C’est également un membre essentiel de l’Union européenne. Les 2 autres membres permanents du Conseil de sécurité sont la Chine et la Russie. La Chine, sans surprise, n’est pas intéressée de voir un changement à Yaoundé étant donné qu’elle bénéficie beaucoup du régime de Biya.

La France est pleinement consciente qu’un dialogue inclusif avec une médiation internationale peut déclencher un changement de régime, faisant du Cameroun un pays démocratique, car le pouvoir sera entre les mains du peuple, qui pourrait le voir perdre son influence sur le Cameroun. C’est pour cette raison que l’Ambassadeur de France a été très impliqué récemment dans la politique intérieure du pays étant donné qu’il semble y avoir un poste vacant ou l’incapacité de Paul Biya à gouverner, comme certains partis politiques et organisations de la société civile l’ont signalé, faire de la lutte pour remplacer Paul Biya à la tête de l’État un débat très vif sur les médias nationaux. Il est dans l’intérêt de la France et du régime de Biya de continuer à gagner du temps afin de trouver une solution qui convienne à l’intérêt.

Les enjeux des différents acteurs montrent clairement pourquoi la communauté internationale est devenue un bouledogue édenté en matière de conflit armé au Cameroun. Cependant, les violations incessantes des droits de l’homme, les massacres commis par le régime de Biya, son illégitimité ont fait que l’organisation internationale comme Human Rights Watch, Amnesty International, Norwegian Refugee Council, etc. permet aux superpuissances de réussir à faire pression sur le régime de Biya . Il convient de noter que c’est en raison de la pression exercée par les États-Unis et l’Union européenne sur la France que le président Emmanuel Macron a forcé Biya à appeler au dialogue et à libérer également le principal chef de l’opposition, le professeur Maurice Kamto et ses alliés qui étaient en prison depuis 9 mois.

Tels sont les enjeux à ce jour et les Camerounais de tous les secteurs qui ont exprimé leur frustration et leur mécontentement, dans des conditions effrayantes, contre le régime de Biya concernant la guerre dans les régions anglophones et ne sont pas en mesure d’influencer leur gouvernement pour demander un cessez-le-feu. C’est pourquoi seule la communauté internationale peut intervenir comme elle l’a fait au Soudan pour faire pression sur le régime afin qu’il appelle à un dialogue inclusif. Cependant, le peuple camerounais pourrait encore jouer un rôle essentiel s’il décidait de prendre son destin en main en quittant sa position de spectateur pour devenir acteur de ce moment très décisif de son histoire.

Wanah Immanuel Bumakor

Spécialiste en étude de paix et gestion de conflit

Une autre manifestation pour réclamer le départ de BIYA

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Les manifestations s’enchaînent pour exiger la fin du régime autocratique qui règne en maître au sommet du Cameroun 6 jours seulement après la mobilisation qui a réuni une imposante foule de Camerounais au Canada pour des raisons similaires, les Camerounais de la diaspora ont à nouveau manifesté devant l’ambassade du Cameroun à Ottawa contre le gré à gré. C’est ce 2 juillet 2020 qu’ils ont assiégé la représentation diplomatique assurant à la police canadienne qu’ils n’étaient pas là pour semer le désordre.

Les activistes ont ensuite bloqué l’entrée principale de l’ambassade. Ils ont investi le Haut-Commissariat du Cameroun à Ottawa pendant deux heures environs cherchant à rencontrer le Haut-Commissaire du Cameroun, S.E Anu’a-Gheyle Solomon AZOH-MBI, pour échanger avec lui sur la situation sociopolitique préoccupante dans notre pays. A défaut de l’entrevue souhaitée, ils ont assuré, «Nous n’accepterons jamais le gré à gré» tout en réclamant le départ du Président Paul Biya dont on dit qu’il n’est plus en capacité de diriger le Cameroun. Une autre manifestation s’est tenue ce 4 juillet en France dans le même sens.

Bien d’autres actions sont prévues en réponse aux crises multiformes comme Boko Haram à l’Extrême nord, le grand banditisme dans l’Adamaoua et l’Est du Cameroun, la crise post-électorale de 2018 et la gestion moyenâgeuse du Coronavirus. C’est en somme un vent de révolution affirmé qui a pris son envol au Canada, et qui va continuer à souffler toujours un peu plus fort pour libérer le peuple Camerounais.

Cameroun: Ce que le régime Biya et les Ambazoniens se disent

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La pression Onusienne

C’est le Magazine Jeune Afrique qui a révélé cette information qui laisse croire que le régime Biya nourrirai l’ambition d’une fin de crise dans les régions à majorité anglophone du Cameroun. Il nous revient que les
discussions qui ont été entamées ce 02 juillet dans un endroit encore inconnu devraient se poursuivre dans les prochains jours. Si Yaoundé laisse planer le mystère sur les motifs véritables de l’entrevue, un communiqué de Dabney Yerima, vice-président de « République fédérale d’Ambazonie » a confirmé la tenue de cette réunion en précisant qu’elle portait essentiellement « Sur l’instauration d’un cessez-le-feu à la demande des Nations Unies pour mettre fin à la guerre en Ambazonie. Le génocide en Ambazonie a attiré l’attention des Nations Unies et de la communauté internationale en raison des atrocités commises par les deux parties. ». Après avoir occasionné la mort de plus de 3000 personnes dans un conflit évitable, c’est donc l’Onu qui vient donner le ton d’une fin possible, si le régime Biya ne se livre pas ainsi à une autre entourloupe pour gagner du temps.

Encore des émissaires

Paul Biya, le grand absent des rendez-vous importants; dont on dit d’ailleurs qu’il n’est plus en capacité de diriger le pays, aurait confié les négociations au directeur des renseignements Généraux, Eko Eko, au lieutenant-colonel Jacques Boudoin MISSE NJONE et le Colonel MEM Michel qui intervenait dans le dossier des prisonniers anglophones rapporte une source proche de l’affaire. Les négociations ont aussi vu la participation de hauts cadres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dont le leader Maurice Kamto a pendant longtemps milité pour une négociation avec les sécessionnistes. Du coté des secessionnistes Sisiku Ayuk Tabe, Me Shufai Blaise, Me Eyambe, Prof Awasun, Mancho Bibixy, TSI Conrad, PENN Terence, NGOME Richard et Bush HUNTER ont porté à la table des négociations les exigences des Ambazoniens. Emprisonnés à la prison de Kondengui, ils ont été extraits des murs de la prison à cette occasion indique notre source.

La guerre des positions

Bien que cette réunion soit une première procédure de renforcement de la confiance, obligatoire dans toutes les négociations,« notre position sur un cessez-le-feu négocié a été rendue claire et sans ambiguïté aux représentants de La République du Cameroun. Une fois que des progrès importants auront été réalisés, le gouvernement intérimaire d’Ambazonie mettra à jour les Ambazoniens. », a indiqué Dabney Yerima qui reconnait que des compromis soient inévitables dans la résolution de ce conflit. « Il n’y a pas d’autre moyen que par le dialogue et le compromis. Je vois de l’espoir et un brillant avenir », a-t-il lancé avant de souligner pour taire certaines supputations que « Julius Tabe n’a pas demandé de nomination ministérielle en échange pour un cessez-le-feu ». Une stratégie dans laquelle le Biya excelle généralement pour taire les vrais problèmes.

Cameroun- Pour la France, Cabral Libii est une Chance : C’est une Histoire de Pont sur le Wouri

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Cabral Libii Li Ngué Ngué

Depuis que les grandes manœuvres concernant la succession à la tête de l’état Camerounais ont commencé, une voix sonne comme une fausse note et qui vient de temps en temps perturber l’atmosphère du changement qui souffle sur le Cameroun. Cette voix est celle d’un certain Cabral Libii, un singleton, une espèce très rare au Cameroun, car il est le seul à croire que la moustache qui le lie au RDPC n’est pas visible. Cette démarche de Cabral Libii qui apparait souvent comme d’un enfantillage ou d’une distraction fatiguant, est en fait un acte de séduction savamment calculé car pour Libii, si Franck Biya n’est pas retenu, alors la France n’aura pas d’autre choix que de l’adouber. Lui, le jeune de 40 ans qui pourra assurer à la France un gouvernorat de 50 ans, le temps nécessaire pour la construction du troisième pont sur le Wouri.

Cabral Libii est cet étudiant qui galère comme on ne peut pas l’imaginer pour passer son doctorat et qui rêve  de devenir Président sans transition. Un rêve que caresse avec une douceur certaine la France car Cabral Libii présente ainsi le potentiel pour battre Paul Biya dans une servitude prévaricatrice et esclavagiste.

Il faut dire en fait que les rêves de ce jeune Camerounais cadrent très bien avec la vision de la France par rapport à son holdup sur le Cameroun et son management. La vision de la France, qui est conditionnée par cette graine de la lutte que Um Nyobe avait plantée dans l’ADN des Camerounais, repose sur la division des Camerounais et le blocage de l´économie Camerounaise. Cette vision se décline en trois piliers :

  1. Le contrôle de l’économie par la monnaie
  2. Le blocage des infrastructures de communication vers l’ouest et le NOSO (symbolisé par le pont sur le Wouri) tout en favorisant le fameux axe politique Nord – Sud.
  3. L’installation d’un jeune gouverneur serviable et corvéable à souhait, qui peut assurer l’esclavage pendant au moins 50 ans  sans grosses perturbations. La force de l’expérience de la France lui a enseigné que les périodes de transition dans ces pays sont très difficiles. C’est pourquoi un jeune est un atout pour mettre à très grande distance la prochaine transition ou succession ou construction d’un pont sur le Wouri.

Avec le Franc CFA produit à Chamalières, la France manipule cet atout à la perfection pour accomplir les deux autres piliers. Elle utilise notamment le pont sur le Wouri comme un totem pour assurer ces deux autres piliers. Le Principe est simple : A chaque règne de président Camerounais correspond un pont sur le Wouri. Avec une fréquence préférentielle d’un pont tous les 50 ans. Et pour ne pas léser le deuxième pilier (le blocage des infrastructures), le pont suivant est construit sur ou près du pont précédent. Ainsi le nombre maximum de voitures qui peuvent traverser les différents pont sur le Wouri est le même en 1950 et en 2020 car c´est une seule route (goulot d´étranglement) qui mène à tous ces ponts (qu’il y ait un ou plusieurs ponts). Vous comprenez mieux l’importance du puissant fétichisme que la France accorde au pont sur le Wouri.

Les Camerounais les plus attentifs ont certainement vu déployer cette vision et cette stratégie de la France lors de la dernière visite de Jean Yves Le Drian (le Nouveau Foccart de la France) au Cameroun les 23 et 24 octobre 2019. Cette visite, dite diplomatique de haut niveau, s’est articulée effectivement autour des trois piliers ci-dessus mentionnés :

  1. Sous le carburant du FCFA, Le Drian, dans le premier pilier, va jouer son rôle de président du Cameroun en recevant tous les partis politiques à Yaoundé (ce que Paul Biya n’a jamais été autorisé à faire), y compris Maurice Kamto qui avait été arrêté quelques mois plus tôt parce qu’il avait refusé le deal. Le Drian va également réunir le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), pour leur dresser un programme économique favorable s’ils ne supportent pas Maurice Kamto.
  2. Ensuite, Le Drian, dans le deuxième pilier,  va se rendre dans le Nord du Cameroun pour renforcer l’alliance Nord-Sud. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, la France va encore faire jouer  la machine à billet du FCFA pour débloquer 30 milliards de francs CFA pour le développement de la région de manière générale et l’amélioration des infrastructures de Maroua en particulier. Le soutien du Nord est primordial dans le Holdup.
  3. Et pour finir, pour clôturer avec le troisième pilier, le ministre Le Drian, abandonnant le médecin de Paul Biya à son chevet, va se rendre à Douala, où, accompagné du ministre des Transports et du ministre des Finances, il va célébrer ou inaugurer la construction du deuxième pont sur le Wouri. Tout un programme !

La réaction des Camerounais face à cette petite virée de Le Drian (en véritable président du Cameroun) contraste avec celle qu’ils ont en ce moment face à l’ambassadeur Guilhou qui assure la présidence du Cameroun par intérim, sans complexe, sous les applaudissements du régime et du RDPC.

Revenons à nos moutons car l’information la plus importante de cette visite de Monsieur Le Drian, et qui a échappé aux novices, c’est l’annonce de la construction d’un troisième pont sur le Wouri. C’est certainement l’information capitale qui annonçait l’ouverture de la succession à la tête de l’état Camerounais car souvenez-vous « un règne contre un pont », avec un détail, le dauphin doit être un jeune pour placer la construction du prochain pont à au moins 50 ans. C’est ce qui justifie les bataillesauxquelles on assiste en ce moment à Etoudi et dont Cabral Libii aurait saisi la subtilité en se disant « si ce n’est pas le jeune Frank, ça pourrait être ma chance ».

J’espère que vous allez à présent être indulgents vis-à-vis de Cabral Libii qui rêve toujours d’être le président de la république du Cameroun alors qu’il n’a jamais travaillé. Bien entendu, si on exclut la fameuse escroquerie  des 200 000 francs CFA/mois qu’il recevait de l’Etat Camerounais en échange d’une pause hebdomadaire sous un arbre dans l’enceinte de l’université.

Pour mieux comprendre ce totem que constitue le pont sur le Wouri, voici quelques repères historiques et quelques projections qui peuvent nous éclairer sur l’épopée de cet ouvrage :

  • La construction du premier pont sur le Wouri commence en 1951. Ilest inauguré en 1955 pour marquer le premier holdup et la trentaine d’années de pouvoir réservées à Ahmadou Babatoura Ahidjo.
  • Le deuxième pont sur le Wouri, commence en 2011 avec une pose de première pierre par Paul Biya en 2014. Prévu pour être construit en 36 mois, il ne sera inauguré que le 24 Octobre 2019 par Le Drian, le pauvre Paul Biya étant hors service. Notez que le deuxième pont intervient à plus de 50 ans après le premier pont. Vous comprenez le lien avec la nécessité de démarrer avec un jeune satrape. Autre chose, pour l’étranglement, les deux ponts sont tellement proches qu’on parle du deuxième pont comme étant « un double pont », « un pont en étage » ou « un pont sous le Wouri » en référence aux inondations fréquentes sur ce deuxième pont. D’ailleurs les images de Google Maps ne montre qu’un seul pont traversant le Wouri à Douala.
  • Ainsi, le troisième pont sur le Wouri annoncé par Le Drian pourra intervenir autour des années 2060. Et pour respecter le principe d’un souverain pour un pont, la France a intérêt à trouver un jeune satrape.

Et pour finir, pour illustrer le fétichisme que la France accorde au totem du pont sur le Wouri, voici quelques statistiques sur le goulot d’étranglement que constitue le pont sur le Wouri :

  • En 1960, on pouvait avoir au maximum 60 voitures/minute sur le seul pont sur le Wouri et les voitures roulaient sur le pont à 90 km/h. En 2020, avec deux ponts sur le Wouri, on a toujours un maximum de 60 voitures/minutes mais les voitures roulent en moyenne à 20 km/h et parfois à 0,2 km/h aux heures de pointe.
  • Dans les années 1960, on avait environ 6 trains/jours qui traversait le pont sur le Wouri. En 2020, avec les deux ponts, nous n’avons qu’un train toutes les deux semaines. Attention, il ne s’agit pas d’un train de ligne car les voies ferroviaires en direction de l’ouest à partir de Douala, n’existe plus. Il s’agit plutôt d’un train de dépannage ou de dragage qui traverse le pont pour le nettoyage des rails.

Voilà donc, chers lecteurs, l’histoire de ce pont sur le Wouri qui oblige la France à composer avec des Jeunes présidents à qui on promet un pont sur le Wouri pour garantir leur longévité au pouvoir d’environ 30 ans. C’est cette histoire qui fait baver notre frère Cabral Libii au point où on a souvent l’impression qu’il délire ou qu’il divague. Tenez, en ce moment précis, ce furieux et intrépide honorable se bat tout seul à l’Assemblée Nationale pour sauver les gorilles du Cameroun alors que les Camerounais sont assiégés de toutes parts par la misère et la mort. Oui ! Il faut le comprendre.

Douala Ngando

Canada : Des Camerounais enchainés devant le Haut-commissariat exigent l'”habeas corpus” de Paul “Wazizi” Biya

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Des Camerounais s'enchainent au Haut-commissariat du Cameroun au Canada. Ils veulent "le corps" de Paul Biya.

Toutes les actions menées par le gouvernement camerounais et ses soutiens intérieurs et extérieurs, dont des officiels français, pour ôter de l’esprit des Camerounais l’idée de la mort du président de ce pays, continuent de rester inopérants pour certains qui voudraient toucher Paul Biya du doigt pour être convaincus. En témoignent l’opération coup de poing menée hier jeudi, devant la mission diplomatique camerounaise  à Ottawa au Canada.

 Ce jour en effet, des Camerounais de la diaspora se sont enchainés devant le siège du Haut-commissariat du Cameroun au Canada.

Plus libres du fait de leur éloignement du Cameroun que leurs compatriotes du terroir qui ne peuvent pas  s’exprimer sur les affaires touchant la gouvernance de l’Etat sans se faire tirer dessus par l’armée à la solde du régime où sans se faire arrêter et emprisonner pour des crimes imaginaires qui peuvent les amener à séjourner de nombreuses années derrière les barreaux, ces Camerounais manifestaient ainsi leur mécontentement relativement au “mystère entretenu” selon eux au sujet de la mort de Paul Biya par l’aile dure du régime, qui voudrait profiter de l’ignorance de la situation réelle par les Camerounais,  pour perpétrer un coup de force politique consistant à transférer le pouvoir à des individus autres que ceux indiqués par la Constitution dans le cas extrême de vacance à la tête de l’Etat.   

Les manifestants de la mission diplomatique camerounaise à Ottawa qui se sont enchainés aux portes  exigeaient ainsi, en espérant que le représentant de Yaoundé soit pour une fois leur relais, une réelle apparition de Paul Biya marquée par des entretiens et des actions autrement vérifiables que  par les journaux télévisés et autres éditoriaux à la noix produits par des journalistes gouvernementaux et pro-régime qui, pour un bout de pain, ont depuis abdiqué leur responsabilité sociétale  d’informer leurs concitoyens pour en faire des hommes et des femmes éclairés. Ou, à défaut,  que soit produite la dépouille du président au cas où il serait véritablement décédé, le vieil homme ayant disparu des radars début mars, et n’ayant pas fait signe de vie depuis lors malgré la crise sanitaire mondiale de la Covid-19 qui a sorti de leur réserve même les chefs d’Etats réputés très mal en point, à l’instar du Gabonais Ali Bongo.  

Il faut dire qu’au Cameroun, plus les communicants du régime déploient des efforts pour convaincre les Camerounais que leur président – celui que le Conseil Constitutionnel a proclamé élu à l’issue de l’élection de 2018 malgré de nombreux indices incitant au doute –  est vivant, moins ils y parviennent.  

Ils sont nombreux les Camerounais à affirmer que les seules preuves de vie du chef de l’Etat données à ce jour, à savoir les apparitions du président Paul Biya -par deux fois aux côtés de l’Ambassadeur de France au Cameroun, ou son inhabituel discours du 19 mai dernier – dont ils ont eu connaissance à travers la télévision gouvernementale,  sont insuffisantes et donc peu susceptibles de leur faire changer de religion sur la question de la « mort certaine » du président officiellement âgé de 87 ans et au pouvoir depuis 36 ans. Certains soupçonnent même qu’il “ait été fait au chef de l’Etat le sort que les militaires ont récemment fait au journaliste Samuel Wazizi”*.

Des supputations et commentaires qui suscitent l’hilarité de ceux qui affirment que le président est bel et bien en vie et travaille comme d’ordinaire et n’hésitent pas à exhiber le nombre de décrets portant [son] “estampille” ou les audiences accordées à de hautes personnalités entre avril et ce début du mois de juillet 2020.

Désormais habités en permanence par le doute philosophique à cause des contrevérités qui leur ont été très souvent servies par les officiels, (Cf. exécution sommaire de deux femmes et de leurs enfants à l’Extrême Nord, massacre de Ngarbuh), les Camerounais parlent de « reportages fabriqués de toutes pièces dans des officines gouvernementales de montages des vidéogrammes à des fins de tromperie » et diffusés par la télévision gouvernementale (ainsi que les télés privées obligées de diffuser sans autre forme de procès des images à elles transmises par les officiels, sous peine de représailles administratives, voire plus) à l’instigation des autorités  gouvernementales dont la vérité, cela a été démontré répétitivement, n’est pas une des qualités les plus connues.

Le président Biya gagnerait peut-être à se plier aux exigences de ses “Saint Thomas” de compatriotes, en se montrant à eux dans les formes qu’ils indiquent ou souhaitent, afin qu’il soit mis un terme à la controverse qui dure déjà depuis un bon moment.

* Arrêté le 2 aout 2019 par la police à Muea, une localité de la région du sud-ouest, le journaliste anglophone Samuel Wazizi avait été récupéré le même jour par le 21ème Bataillon d’Infanterie Motorisé et torturé… Mais son décès n’a été annoncé que début juin 2020, après que ses parents, amis et confrères ont passé dix mois à le chercher en vain, enclenchant au passage des procédures en habeas corpus devant la Cour d’Appel du Sud-ouest, dans l’espoir que cela contraindraient les militaires qui le gardaient à le présenter à la Cour. Par analogie ou déduction, des Camerounais redoutent qu’il ait été attenté aux jours de celui qui les dirige d’une main de fer depuis près de 40 ans, et que les auteurs de cette énième ignominie soient juste à la recherche du moment propice pour l’annoncer. par exemple quand ils on auront rodé la machine de transmission de gré à gré du pouvoir d’Etat.