7 jours pour constater l’incapacité de Biya et diriger la croisade contre le COVID19. Au Cameroun, Kamto met la pression maximum

Le candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 dénonce l’“indifférence déconcertante, en tout cas irresponsable”  pour ne pas dire le silence « criminel »de son ancien adversaire actuellement à la tête de l’Etat, face au grand malheur des Camerounais.

L’homme de droit et homme politique  qui affirme aussi avoir engagé une campagne de sensibilisation et de prévention dans le cadre de la lutte contre se veut implacable dans son réquisitoire sur l’incurie du président camerounais en rapport avec la lutte contre le pernicieux et “inarrêtable” Coronavirus. Il en veut d’ailleurs pour preuve l’implication très remarquable et exemplaire de nombreux chefs d’Etats africains,  y compris le végétatif Ali Bongo du Gabon, dans cette lutte contre le COVID 19.

S’il constate que la “forfaiture” consécutive à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 a fait de « Monsieur Paul Biya » « le président de fait du Cameroun », il affirme que « ce statut, quoique particulier, lui impose des obligations ». Qui plus est, dans un contexte d’indiscutable péril qui nécessite une implication plus visible du chef de l’Etat, pour donner le ton de la mobilisation.

Les préoccupations de l’heure des Camerounais traduites par Maurice Kamto

Comme quoi, Maurice Kamto fait chorus avec de nombreux Camerounais qui considèrent comme de petites dérisions, les récentes sorties de Paul Biya sur les réseaux sociaux, ou par courts messages téléphoniques via les opérateurs de téléphonie mobile du Cameroun. Des adresses que certaines mauvaises langues disent ne pas émaner du premier Camerounais, mais de sa cellule de communication, instruite à cet effet par le Cabinet Civil de la présidence.

Il en est de même quand il se fait l’écho d’un certain nombre de questionnements qui taraudent les esprits au Cameroun : « où est passé Monsieur Paul Biya ?, Le pays est-il gouverné ?, Si oui, par qui ?, Est-il simplement conscient de sa responsabilité en tant que président de la République, même illégal et illégitime dans la préservation de la vie des Camerounais? »

Autant de constat et d’interrogations qui amènent Kamto à engager celui qui selon lui occupe « illégitimement » son siège au palais de l’Unité à communiquer personnellement dans les sept (7) jours à compter du 27 mars,  pour dire aux Camerounais son plan de riposte contre le Coronavirus, leur annoncer les moyens de financement qu’il a conçu pour  permettre aussi bien aux ménages qu’aux entreprises de traverser la période de confinement sans avoir à être confronté à une crise humanitaire ou à risque de dépôt de bilan.  Bref, des mesures d’accompagnement  dont l’absence rendraient les directives du gouvernement inopérantes, « au regard de la décrépitude du tissu social, de la pauvreté et de la précarité des populations engendrées par son régime depuis 40 ans ».

Le sort de Paul Biya suspendu à une adresse publique véritable à ses chers compatriotes sur instructions du “président élu”

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Mais, et c’est le plus important, l’appel de Kamto à l’action lancé à Paul Biya est assorti de la menace -dans le cas où le destinataire indirect de sa déclaration du 27 mars ne réagissait pas d’ici là- de lancer un autre appel, cette fois-là en direction du peuple camerounais, pour que celui-ci, souverain mandant, à tirer toutes les conséquences de la grave défaillance de l’homme du 6 novembre, ce « qui pourrait alors conduire au constat de son incapacité à gouverner ».

Par ces temps où le président camerounais est annoncé malade ou sous soins à l’étranger, tandis qu’une rumeur (de plus en plus persistante aux allures de montage portant la signature des services pour détourner l’attention des Camerounais des vrais problèmes de l’heure),  annonce son décès, le défi lancé par Kamto à Biya de s’adresser aux Camerounais sous 7 jours  semble tout simplement herculéen. Même s’il est vrai que tel le phénix, Paul Biya a toujours pu renaitre de ses cendres.

Chaud devant donc !.

Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration du “président élu”.

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