« Papa, arrête de tuer les citoyens du Noso » : Brenda Biya, porteuse d’un message des "Bobby Tanap" et de la BAS à son père

L’heure n’est plus à la rigolade. En représailles à l’embrigadement des Camerounais par le clan au pouvoir, la Brigade Anti-Sardinards conduite par son “Commandant-en-chef” Calibri Calibro ainsi que les femmes activistes de l’organisation diasporique anti Biya “Bobby tanap”, ont encore marqué un coup mercredi, afin de rendre l’existence amère au régime Ferdinand Ngoh Ngoh alias “doublure de Paul Biya”, alias “le bon gars de mama Chantoux”.

En effet, sous le couvert d’un Paul Biya dont nul –y compris parmi les hauts fonctionnaires en service à la présidence de la république- ne sait avec exactitude s’il est vivant ou mort ou simplement mort-vivant, le Cameroun étant gouverrné depuis fin mars par la France à travers le régent plus ou moins officiel, Ferdinand Ngoh Ngoh, en attendant manifestement que le sérail se mette d’accord sur “le candidat de l’Hexagone” quii défendra les couleurs du Rdpc après l’annonce officielle de la vacance du pouvoir, lequel candidat n’est autre que le régent actuel, Ferdinand Ngoh Ngoh, le pays de Um Nyobe, Martin Paul samba, Ernest Ouandié, Osende Afana, Madola, Félix Roland Moumié est de plus en plus profondément enfoncé dans les abysses de la tyrannie sanglante par les apprentis-sorciers  de la confiscation et de l’usurpation du pouvoir, qui n’hésitent plus à mettre brutalement entre parenthèses, les lois de la république, au vu et su de tous, telle une dictature militaire.

On les voit par exemple de dialogue et de reconstruction pendant qu’ils poirsuivent dans les régions anglophones du Nord-ouest et du sud-ouest, la plus sanglante des guerres que le Cameroun ait jamais connue depuis l’indépendance.

On les voit encore parler parler  du bout des lèvres de démocratie alors que des manifestants pacifiques dont les exigences (arrêt du génocide des anglophones dans le Nord-ouest et le Sud-ouest (NOSO) et élaboration d’un code électoral juste et consensuel) paraissent fondées -même aux yeux du diable- sont arrêtés parcentaines, torturés physiquement en mondovision et blessés ou tués carrément par les forces dites de l’ordre payés par les citoyens, et avec des armes achetés avec l’argent des mêmes citoyens, sans oublier le cas d’un leader de parti politique, Maurice Kamto, arrivé 2ème à la dernière élection présidentielle, qui est séquestré dans son propre domicile depuis 25 jours, et dont le domicile est désormais truffé de caméras de surveillance jusque dans les chambres à coucher et les toilettes.

C’est vrai que pour ces exactions, le régime a l’excuse du silence complice d’une communauté internationale devenue subitement aphone ou en tout cas peu diserte face au drame camerounais, puisque orientée dans ce sens par une France politique qui, malgré les bonnes intentions de Emmanuel Macron, a résolument pris fait et cause, aux dépens des Camerounais, pour des dirigeants illégitimes, violents, insouciants et absolument pas du tout préoccupés par les droits de l’homme.

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A cette hypocrisie qui entoure la tragédie à huis-clos des Camerounais, des organisations créées par les Camerounais de la diaspora ont décidé de tordre le cou en descendant dans l’arène de la confrontation sans ménagement. C’est le cas de l’organisation Brigade Anti-Sardinards dirigé par Abdoulaye Thiam, plus connu sous son nom de combat Calibri Calibro. Cette organisation pro-démocratie mais non partisane qui a donné plus d’une fois du fil à retordre aux agents et partisans du régime qui ont le malheur de se trouver hors du seul territoire au monde où ils peuvent terroriser ompunément les Camerounais –ils ont fait vérifier cette nouvelle donne résitancielle à la ministre camerounaise du Développement Urbain et de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, qui faisait célébrer à Paris en France dimanche 11 octobre, une messe d’actions de grâces pour cette collaboratrice du régime.

C’est dans cet ordre d’idée que les “Bobby Tanap”, une des organisations féminines de la diaspora hostiles au régime, se sont rendues mercredi, en compagnie’des membres de la BAS, dont Calibri Calibro, à l’hôtel Plaza Athenée, 25 Avenue Montaigne où est descendue à Paris en France la benjamine des enfants de Paul Biya, Brenda Anasthasie Eyenga Biya.

L’objectif de cette descente était de rendre inconfortable le séjour de la fille de Paul Biya dans cet hôtel parisien, de la même manière que son père rend la vie impossible aux Camerounais depuis des décennies. Face aux responsables de l’hôtel qui les appelaient au calme, les résistants camerounais qui ont fait montre de compréhension ont accordé deux jours à la jeune femme pour qu’elle débarrase le plancher et retourne dans l’enfer du Cameroun où elle devrait convaincre son père de mettre fin à la guerre qu’il a déclenchée et qu’il mène impitoyablement dans le NOSO. Comme pour dire : « va dire à ton père que les autres Camerounais, à défaut de vivre dans des hôtels 5 étoiles comme toi, seraient heureux de vivre dans la paix et la liberté. ».

Pour l’instant, il est difficile de dire si la fille du chef de l’Etat camerounais obtempérera à la BAS et aux “Bobby tanap”. Tout au plus sait-on qu’après la sa traque par les organisations susnommées, la jeune femme qui a aussi fait l’objet d’attaques sur le réseau social Facebook a réagi via ce dernier canal en postant un laconique « Quand je lis les commentaires démoniaques de certaines personnes …mieux je tourne mon téléphone ». La journée de vendredi s’annonce donc celle de toutes les tribulations pour elle.

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