Scandale en Afrique du Sud : Pourquoi le concert contre la xénophobie a été annulé

Dénommé “Africa Unite”, l’événement artistico-musical prévoyait de réunir sur le podium, ce week-end, de grands noms de l’industrie musicale africaine. Objectif, chanter l’ode à l’unité d’une Afrique récemment mise à mal par la montée des actes  xénophobes en Afrique du Sud.

Mais le concert n’aura pas finalement lieu, annulé par ses organisateurs à la suite d’une controverse créée par la présence parmi les artistes invités du musicien nigérian Burna Boy.

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Une frange de l’opinion au pays de Nelson Mandela s’est en effet insurgé contre la venue dans leur pays de l’auteur de “African Giant” (https://youtu.be/yC2qh3MANvs), qui avait exprimé vivement son amertume lors des événements xénophobes de septembre dernier.

Sur Twitter, l’artiste nigérian avait dénoncé la xénophobie violente et répétitive, et évoqué son expérience personnelle de la xénophobie sud-africaine : « Personnellement, j’ai eu mes propres expériences xénophobes aux mains de Sud-Africains et à cause de cela(…) Je n’ai pas mis les pieds dans l’Afrique du Sud depuis 2017. Et je ne retournerai JAMAIS en Afrique du Sud pour quelque raison que ce soit jusqu’à ce que le gouvernement de l’Afrique du Sud se réveille et réalise vraiment un miracle, car je ne sais pas comment ils peuvent même éventuellement résoudre ce problème ». Cerise sur le gâteau, il s’en était prix à l’artiste sud-africain AKA : ” « La prochaine fois que je te vois tu ferais mieux d’avoir une grande sécurité, mon frère ».

L’annonce de sa venue en Afrique du Sud a donc suscité une levée de boucliers, notamment sur les réseaux sociaux, où il a été à son tour très critiqué, et le concert menacé de boycottage par ses contempteurs  qui se rappellent que Burna boy avait assuré  en septembre avoir  été victime de racisme anti-nigérian en Afrique du Sud en 2017 et de ne plus y avoir mis un pied depuis.

Mais s’ils s’attendaient à travers cette levée de boucliers à ce que la star mondiale de l’afrofusion, fasse amende honorable, celui-ci, qui avait promis qu’une partie de son cachet sera reversée au bénéfice « des victimes des récentes attaques xénophobes en Afrique du Sud. », ne l’a pas entendu de cette oreille et a plutôt enfoncé le clou par une déclaration visant à repréciser sa pensée : « Être Sud-Africains ne vous rend pas plus importants que les autres (Africains) ! ».

Il n’y aura donc pas à Pretoria et au Cap, de concert avec le Sud-Africain Kwesta, l’Américain Jidenna, pour répandre le message « un seul continent, un seul peuple, un seul amour ».

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