L’artiste musicien camerounais Ferdinand Din Din (alias “Maréchal Papillon”), s’est-il dit qu’avec le décès de l’immense musicien international d’origine camerounaise Manu Dibango, l’adage l’occasion fait le larron reprenait tout son sens ? Nul ne sait si l’auteur de « Femme sans ambition » et autres « Laver sans délaver », « Je suis amoureux. « Mot’a Nguigna »… a voulu profiter de la pluie pour déféquer dans le torrent, où si l’une de ces “bonnes intentions” qui pavent souvent l’enfer serait à l’origine de ses ennuis actuels avec la famille du patriarche de la musique camerounaise, passé de l’autre côté de la vie le 24 mars dernier à Paris en France, des suites de maladie.
Toujours est-il que le “Maréchal Papillon” serait sur le grill, violemment indexé par la famille de Grand Manu qui le somme, notamment dans un communiqué publié sur sa page Facebook “le Club Manu Dibango officiel“, de mettre fin à la collecte des fonds qu’il a initiée :
« Nous demandons notamment à M. Papillon au Cameroun de bien vouloir retirer le projet qu’il présente actuellement aux autorités et aux opérateurs économiques en vue de récolter des subventions ».
Une alerte est également lancée en direction de l’opinion camerounaise et internationale pour que personne ne souscrive à l’initiative d’hommage du jeune chanteur au saxophoniste de légende, et fort justement intitulé « Légende, grand hommage à Manu Dibango ». En tout cas, la famille de “Papy Groove” informe la communauté nationale et internationale, qu’elle l’informera en temps opportun, de l’organisation desdits hommages.
A en croire notre confrère “Le Quatrième Pouvoir” qui cite un membre de la famille de l’un des plus prestigieux ancêtres de la musique 237, « il (“Maréchal Papillon”, ndlr) a entrepris des collectes de fonds sans l’approbation de sa famille ».
Celle-ci aurait été surprise de constater la présence des affiches annonçant l’évènement nommé par l’intitulé mentionné supra. Sur lesdites affiches éditées en prélude au fantastique événement, la date n’est mentionnée nulle part, mais on y voit une photo du saxophoniste avec son instrument de prédilection, qui illustre une brève biographie de lui. Le tout suivi par les noms des entreprises et médias partenaires de l’événement.
La réaction de “Papillon” que l’on sait truculent et peu adepte des convenances langagières est attendue… « Et on ne serait pas étonné de l’entendre dire que “Grand Manu est un patrimoine camerounais qui n’appartient plus seulement à sa famille” », faisait savoir mardi un de ces confrères artistes contactés par Cameroonvoice, qui a requis l’anonymat, « de crainte que “Mota Nguinya”* déverse sa mauvaise éducation et sa “malbouche” habituelles sur moi » (Sic).
* Din Din Ferdinand, de son nom d’artiste “Papillon” ou “Maréchal Papillon” s’est donné pour sobriquet supplémentaire « Mota Nguinya » en français, cette expression en langue duala (langue vernaculaire de la deuxième ville du Cameroun, Douala, considérée comme la langue véhiculaire de tous les Sawas, peuples autochtones de la côte), signifie « l’homme fort », par extension, « le lion ».

