Présages ? Koffi Olomidé lève un pan de voile sur son "Concert du Changement" le 24 septembre à l’intention des Camerounais

Présages ? Koffi Olomidé lève un pan de voile sur son "Concert du Changement" le 24 septembre à l’intention des Camerounais

« Parce que le changement est bien, j’ai des choses à dire au peuple camerounais ». Certes d’une grande vacuité ce message posté sur les réseaux sociaux le 10 septembre dernier par l’artiste congolais Antoine Christophe Agbepa Mumba,  alias Koffi Olomidé avait intrigué du monde par l’originalité de sa teneur, qui plus est dans un contexte sociopolitique tendu au Cameroun où le clivage entre partisans et adversaires du changement du système politique est en train de virer à la guerre civile.

Qu’allait avoir à dire aux Camerounais le fameux “Mopao Mokonzi” par ces temps où, au pays de Ruben Um Nyobe, les camps qui se regardent en chiens de faïence mendient presque tout soupçon de soutien de l’étranger comme si ceux qui animent les rangs desdits camps n’étaient pas convaincus eux-mêmes de la justesse de leur démarche ?

Ce lundi 14 août, on croit avoir une réponse, mais le pas supplémentaire fait par la figure de proue de la rumba n’avance pas forcément le public qui doit se contenter de l’annonce d’un concert en live sur fond de « Chose promise chose due… ». Un concert que Koffi a cru devoir baptiser le « Concert du changement », et qui, dit-il, aura lieu « Ce 24 septembre à partir de 19H »,  probablement sur les plateformes  Facebook et Youtube où Koffi anime respectivement une page et une chaine.

Il n’en demeure pas moins qu’au Cameroun où nous l’avons souligné plus haut, le changement est la notion la plus débattue, beaucoup interprètent cette annonce de « concert du changement » comme un heureux augure de la suite des manifestations contre le régime du président Biya qui commenceront deux jours plus tôt, soit le 22 septembre.

« La révolution commencera le 22 septembre, le 23, septembre le dictateur sera chassé, et le 24 septembre la victoire du peuple sera célébrée au rythme de la rumba congolaise » écrivent sur les réseaux sociaux ceux qui s’apprêtent, malgré toutes les menaces de mort et d’emprisonnement émanant des autorités camerounaises, à prendre la rue pour en finir avec le régime quarantenaire de Paul Biya.

Pour leurs adversaires d’en face, le célèbre créateur du groupe “Quartier Latin International” a une réputation de soutien des dictateurs qui lui colle à la peau depuis l’époque où, soutenant l’ancien régime tyrannique de Joseph Kabila en République Démocratique du Congo, il s’était vu interdire de spectacles en Europe comme d’autres artistes pro-Kabila, par ses compatriotes de la diaspora appelés les « combattants ». Il ne serait donc pas crédible pour chanter une ode au changement au Cameroun. A moins qu’il s’agisse d’un changement dans le statu quo. Mauvais présage donc !

Sauf que personne ne perd rien à attendre. De voir de quoi seront faites les dates des 22 et 24 septembre dans les agendas respectifs des Camerounais et de Koffi.

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