Meeting politique : Le Pr. Maurice Kamto terrorise la junte militaro-policière à tête civile de Yaoundé

Yaoundé ville assiégé ! L’encerclement de la capitale camerounaise par la police et la gendarmerie s’est poursuivi samedi, jour du meeting du leader du MRC prévu entre 11 heures et 18 heures au stade Ahmadou Ahidjo, mais interdit par les autorités administratives à la solde du régime du président Paul Biya qui ne tolère l’existence ni d’une opposition véritable, ni d’une réelle adversité.

En attendant le “chiwawa” (entendez la confusion totale) ils se rient des agitations de la dictature et de son dispositif répressif

Dès les premières heures de ce samedi, c’est le domicile du Pr. Maurice Kamto et le siège du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, qui ont été assiégés par les policiers et gendarmes du régime. Ces derniers ont au passage procédé à de nombreuses arrestations dans les rues de la ville ou sur le site prévu du meeting, de personnes qui arboraient les couleurs du parti honni, ou donnaient l’impression d’être des partisans ou sympathisants du MRC ou de Kamto.

Impressionnant déploiement sécuritaire pour contrer un ancien prisonnier politique

Gendarmes et policiers ont été massivement déployés sur les artères débouchant sur le site du meeting pour empêcher son accès aux populations

Dans un post sur les réseaux sociaux, le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack, a informé que « , des citoyens arborant des T-shirts estampillés “MRC”, ou considérés comme des partisans connus du MRC, se font arrêter au faciès dans les rues de Yaoundé et aux alentours du stade omnisports de Yaoundé, dont l’esplanade devrait servir de réceptacle au meeting de ce jour. ».

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Des officiels du MRC ont évoqué en début d’après-midi, le chiffre d’une vingtaine de cadres de leur parti appréhendés et conduits vers une destination inconnue : « Une vingtaine de cadres de notre parti ont été interpellés, mais ça ne nous fait pas peur » a affirmé le Secrétaire National à la Communication du MRC, Sosthène Médard Lipot, interrogé par nos confrères de Cameroon-info.

C’est depuis la veille que Yaoundé est en État de siège…

Au stade Ahmadou Ahidjo où le meeting était censé se tenir, la police et la gendarmerie qui avaient déployé des camions anti émeutes et un nombre impressionnant de leurs éléments dont des officiers, ont fermement tenu les journalistes à distance, leur faisant savoir que leur présence sur le site même se faisait à leurs risques et périls.

Pour empêcher que quelqu’un qui a eu 14% à l’élection présidentielle vienne faire peur à la coalition Elecam-Conseil Constitutionnel-Rdpc-Paul Biya-Armée et Police qui a réussi le tour de passe d’engranger 71%

affrontements sanglants et arrestations

Même Maurice Kamto qui avait été précédé au lieu du meeting par quelques-uns de ses collaborateurs de la direction du parti à l’instar du Pr. Alain Fogue, a eu maille à partir avec les policiers et les gendarmes installés aux différentes artères de la ville pour empêcher les population de se rendre au meeting. Une rude confrontation à l’issue de laquelle les forces de répression ont fait de nombreux blessés dans les rangs des militants du MRC qui s’étaient constitués en bouclier humain pour empêcher une éventuelle interpellation de leur leader, a poussé la flicaille à baisser la garde et à laisser le cortège du candidat à la présidentielle de 2018 s’ébranler vers le stade où il a été reçu en triomphe par des milliers de personnes qui tenaient à célébrer l’homme qui vient de passer neuf mois de sa vie derrière les barreaux d’une prison de haute sécurité pour avoir décidé qu’il ne marchera pas sur le cadavre de ses concitoyens pour accéder au pouvoir.

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les mêmes causes produisent les mêmes effets

Voilà donc le Cameroun reparti dans la logique des interdictions des meetings du MRC. Des interdictions qui seront bientôt suivis des tirs à balles réelles “non létales” sur les manifestants “attroupés”, les casses des ambassades, les “pipis républicains” sur des effigies “nomguiennes”, les arrestations arbitraires des centaines de Camerounais hostiles à la patrie, leur jugement par le tribunal militaire, un Grand Dialogue national de cinq jours à plusieurs milliards juste pour s’offrir une porte de sortie du pétrin des arrestations injustifiées…

Le jour où le Cameroun entama sa descente aux enfers

Un certain 4 novembre 1982, Ahidjo plongeait le Cameroun dans la nuit noire de l’obscurantisme, en laissant ce pays entre les mains de son successeur constitutionnel.

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