«A bas la France», «France dégage» : Au mali, la rue redemande le départ des troupes coloniales et des suppôts locaux

Ils étaient des milliers à investir la rue à Bamako en ce deuxième vendredi de janvier 2020, pour conspuer la France et réclamer le départ de ses troupes du sol ouest-africain en général et malien en particulier.

Ils étaient des milliers à investir la rue à Bamako en ce deuxième vendredi de janvier 2020, pour conspuer la France et réclamer le départ de ses troupes du sol ouest-africain en général et malien en particulier.

Plus que par le passé, le sentiment anti-français s’est exprimé avec verve, en signe d’avertissement aux chefs d’Etats africains qui participeront lundi à Pau en France, à une réunion dite de “clarification du cadre et des conditions politiques” de la participation française à la lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel, à l’initiative du président français,  Emmanuel Macron.

Portant des pancartes et affiches sur lesquelles on pouvait lire leurs messages de désamour,  «A bas la France», «France dégage», les manifestants n’ont rien gardé pour eux de tout le “bien” qu’ils souhaitent à la France ou de ce qu’ils pensent de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), non sans demander le renforcement de la coopération avec la Russie au Mali en proie à d’innombrables attaques terroristes.

Car faut-il le relever, l’incompréhension est grande ici relativement à l’embonpoint que prennent groupes terroristes de manière inversement proportionnelle aux moyens déployés par la France, supposée grande puissance militaire, pour les traquer. Une situation controversée qui laisse libre cours à une analyse qui voudrait que la France ne soit pas dans le Sahel pour combattre les Jihadistes, mais pour servir de force d’interposition entre eux et les armées locales.

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