Cameroun-Bamenda: Comment l’Armée rassure sans convaincre ?

Ce lundi 27 janvier, les troupes des forces armées camerounaises mobilisées à Bamenda dans le Nord-Ouest du pays, ont quadrillé les ruelles de la ville tout en rassurant les populations sur le fait qu’elles peuvent aisément vaquer à leurs différentes occupations.

Depuis l’annonce récente de boycott des élections législatives prochaines, par les ambazoniens, les populations des régions du Nord-Ouest plus précisément de la ville de Bamenda, sont entre le marteau et l’enclume. Sortir le jour des élections revient à se déclarer volontairement la mort, selon le message de propagande annoncé par les rebelles séparatistes. Alors que la peur gagne les cœurs, les activités économiques sont ralenties, si elles existent même encore réellement, les élèves manquent les cours, indépendamment de leur volonté. La raison de la présente abstention des activités dans la ville, semblent être dû à l’impérieux « phénomène de ville morte » qu’imposent les combattants séparatistes. Ils l’ont aussi fait dans d’autres localités de la région du Nord-Ouest, mais Bamenda chef-lieu de la région, apparaît comme le foyer de concentration de leurs menaces. En parcourant quelques artères de la ville de Bamenda, l’armée camerounaise dit non aux villes mortes que veulent imposer les séparatistes. Les différents militaires ont remis en confiance les populations de la ville, qui souffrent depuis plus de deux ans déjà de l’intimidation des sécessionnistes. En rassurant qu’ils veillent au grain, les forces armées rassurent les habitants qu’ils peuvent désormais vaquer à leurs différentes occupations sans crainte. Pour les principales victimes de ces appétences séparatistes, c’est un soulagement « trompeur ». Car malgré cette assurance donnée par les éléments de l’armée camerounaise, les populations se disent encore plus craintives. Elles redoutent que l’armée ne soit là que le temps d’un instant, un leurre, pour faire parler les médias sur cette action, puis s’en ira en les laissant à la guise de ces séparatistes.

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L’armée rassure, mais les rebelles influencent et les populations s’inquiètent. Le Général Nka Valère, commandant des troupes, appelle les rebelles à déposer les armes ; au cas contraire les forces de défense et de maintien de l’ordre feront avec professionnalisme et maestria leur devoir : défendre les citoyens camerounais. Dans les zones de la région du Nord-Ouest, notamment à Balikumbat, les populations exprimant leur lassitude contre les séparatistes, ont organisé une marche pacifique avec arbre de paix à la main, ce lundi 27 janvier 2020.

Yvan Ngon

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