Double nationalité au Cameroun : Arrêtons l’hypocrisie ! Il faut que ça change !

Le Cameroun est resté figé à la Loi n° 1968-LF-3 du 11 juin 1968, Portant code de la nationalité camerounaise promulguée par le président Ahmadou Ahidjo pour contrer les nationalistes upécistes.

Paragraphe Premier. Perte de la nationalité
Article 31.
Perd la nationalité camerounaise :
a) Le Camerounais majeur qui acquiert ou conserve volontairement une nationalité étrangère.
b) Celui qui exerce la faculté de répudier la qualité de Camerounais conformément aux dispositions de la présente loi.
c) Celui qui, remplissant un emploi dans un service public d’un organisme international ou étranger, le conserve nonobstant l’injonction de le résigner faite par le Gouvernement camerounais.

Une loi discriminante car la femme camerounaise peut acquérir une double nationalité mais pas l’homme camerounais

Article 32.
1) La femme camerounaise qui épouse un étranger conserve la nationalité camerounaise, à moins qu’elle ne déclare expressément au moment de la célébration du mariage, et dans les conditions prévues aux articles 36 et suivants de la présente loi, répudier cette qualité.
2) Cette déclaration peut être faite sans autorisation même si la femme est mineure. Toutefois, cette déclaration n’est valable que lorsque la femme acquiert ou peut acquérir la nationalité du mari, par application de la loi nationale de celui-ci.

Il en convient que cette loi n’a plus raison d’exister car les données politiques ont changé nous ne sommes plus dans les années 1960 où le président Ahmadou Ahidjo et la France combattaient les nationalistes upécistes.

Arrêtons l’hypocrisie

La plupart des membres du gouvernement camerounais, des hauts fonctionnaires, des sportifs…, ont la double nationalité. Le constat est que cette loi est à tête chercheuse, elle s’applique qu’à certaines personnes dont le régime en place voudrait nuire et pas à d’autres. Économiquement elle est un frein car des camerounais de la diaspora ayant la double nationalité par fois pour des raisons socioprofessionnelles (..) et nantis des connaissances, des compétences, du savoir-faire pour développer le Cameroun trouvent des réticences à l’idée de revenir au Cameroun sachant qu’ils seront étiquetés “étrangers” en s’acquittant d’un visa pour venir au pays de nos ancêtres.

Il est temps que les choses changent.

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