«Paul Biya must Obey Kamto» : La révolution en chantant, ou le paradigme de la trajectoire classique prison-présidence

Il faut dire que malgré lâcheté des Camerounais francophones qui attendent manifestement que les alouettes de la liberté leur tombent du ciel, certainement déjà rôties par un magicien hors pair qui se nommerait Maurice Kamto, il subsiste quand même des esprits élevés dans cet océan de “mous-mous” aux couilles molles, qui savent transcender le martyre existentiel auquel ils sont soumis –comme du reste chacun de leurs 26 millions et poussières de compatriotes-du seul fait d’êtres les citoyens d’un pays ployant sous le joug atroce d’une dictature barbare et autiste,  pour faire abstraction des affres de la tyrannie.

Ce sont eux qui, de toutes leurs forces, crient à la face du monde leur mal être et celui de tous leurs compatriotes, y compris ceux qui sont « à l’aise » avec le régime aujourd’hui acéphale et “iconocratique” (d’autres disent “photocratique”) se réclamant de l’illustre successeur –dont on a perdu la trace depuis mars 2020- de Ahmadou  Ahidjo.

Et qu’est-ce qu’ils disent, ces Camerounais entravés pour s’être exprimés librement, et interdits de vie pour avoir cru au mirage démocratique que miroita à tous les Camerounais, au début de son règne, un type qui eut des prétentions de passer aux yeux de la postérité pour celui qui avait apporté la démocratie et la prospérité à ses compatriotes ?

Que disent ces Camerounais sur le chemin de la prison-abattoir, sortant d’un tribunal qui n’a d’une cour de justice que le nom, puisqu’en réalité ce n’est jamais qu’un laboratoire de conception et de fabrication des onctions légales à donner aux lubies répressives d’un Prince qui, malgré toutes ses bonnes intentions du début des années 1980, s’est laissé embrigader par une meute ethnofasciste et détourner du bon chemin par les sirènes trompeuses d’une clique de “népotes” et de chasseurs de primes, qui l’ont convaincu qu’il y avait une immense fierté à être un chef d’Etat impopulaire, à la tête d’un épouvantable régime ploutocratique, soutenu par une armée de sanguinaires.

Que disent-ils, ces Camerounais ?

Que obéir à Kamto reste l’unique option qu’il reste à Paul Biya. « Obey ho ! Obey hoo-ho ! Paul Biya must Obey Kamto ho! »

Kamto, l’espoir de ces Camerounais qui en ont fait l’incarnation de leurs espoirs à l’occasion de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Le seul qui aurait pu donner des ordres aux forces armées nationales pour le respect des droits humains au Cameroun, y compris ceux de Paul Biya et de ceux qui se sentent « à l’aise » parce que jouissant de la légitimité que confère les élections et soucieux de ne pas décevoir ceux qui ont placé leur confiance.   

Ils disent que  « Paul Biya must Obey Kamto ho! » (en français, « Paul Biya doit obéir à Kamto ») en rendant au peuple camerounais sa souveraineté qu’il a confisquée à travers un code électoral à la sauce Rdpc concocté pour convaincre les Camerounais du fait que « quel que soit celui ou ceux que les Camerounais auront élu (s) dans les urnes, c’est toujours le Rdpc ou ses candidats qui l’emporteront à l’issue du vote ».

Ils disent que « Paul Biya doit obéir à Kamto », sinon, ils préfèrent la case prison, qui est le meilleur tremplin pour accéder à la présidence de la République, dont l’accès, parait-il est interdit aux ressortissants d’une « ethnie quelconque » par les tenants d’une idéologie méphistophélique qui s’est emparé du Cameroun depuis 1982.

Facebook Comments
- Publicité -

Plus populaires

Autres actualités

Un passeport numérique COVID-19 bientôt nécessaire pour voyager ? (TVA nouvelles)

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé cette semaine la création d’un passeport numérique qui pourra indiquer si un passager a...

Soutien aux tyrans, auteurs de holdups électoraux : La Côte d’Ivoire lance le boycott...

C’est par un communiqué laconique annonçant une importante déclaration du président du rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire Alternative crédible (Rpci-Ac), Christian...

Humanitaire : Malgré une 1ère édition de Téléthon mitigée La Fondation Inorie Fotso poursuit...

En octobre 2019, à son initiative, la pop-music singer Inorie Fotso, fille du milliardaire camerounais Victor Fotso  -aujourd’hui défunt-,  se mettait ensemble...

R.D. Congo : A son tour, Me Georges Kapiamba de l’ACAJ s’insurge et exige...

L’ancien maitre de Kinshasa serait mensuellement rémunéré à hauteur de 680.000 USD. Une pension léonine qui n’est pas pour plaire à Me...

Cameroun-Covid-19: Les solutions de la société civile pour les couches vulnérables

L'appel de l'Association Rayons de Soleil était ouvert à 100 organisations de la société civile reconnues et expérimentées...
- Publicité -
Facebook Comments