RCA : des assaillants armés capturés par les FACA avec l’aide des populations, de la MINUSCA et des partenaires bilatéraux

Alors que le pays est de nouveau occupé pour moitié par des rebelles désireux de mettre fin au régime de Faustin Archange Touadéra réélu en décembre 2020, les autorités de ce pays n’ont cessé de dénoncer la présence parmi les groupes armés de nombreux étrangers.

Bis repetita en ce qui concerne la crise centrafricaine actuelle où, comme lors des précédentes rébellions contre les régimes précédents de Ange-Félix Patassé, de son tombeur Franàois Bozize, puis du tombeur de ce dernier, Michel Djotodia, des combattants mercenaires n’ayant nullement la nationalité centrafricaine, constituent le gros des troupes engagées dans la déstabilisation du pays de Barthélemy Boganda.

C’est l’une des conclusions que l’on peut tirer de la présentation jeudi par le ministre centrafricain de la Sécurité Publique, le Général Henri Wanzet Linguissara, d’un de ses assaillants qui aurait été manifestement dénoncé par les populations de la capitale, Bangui, après qu’il a traversé la barrière du quartier Point Kilométrique 12, à la recherche de la nourriture.

Selon le ministre Linguissara qui présentait personnellement cette prise, ce rebelle qui ne parlait ni le Sango -principale langue nationale en RCA-, ni le Français –langue officielle de ce pays jadis colonisé par la France-  est un exemple de ces étrangers qui participent aux malheurs qui s’abat sur le pays. Le rebelle capturé lui-même a affirmé être originaire de Qumran, une région qui serait située au Tchad, pays voisin au Nord-ouest de la RCA, où étaient partis dans les années 2000, la rébellion dirigée par Bozize qui renversa en 2003 le régime Patassé, et dix ans plus tard, celle conduite par Djotodia, qui mit fin au régime de Bozize, soupçonné ces dernières semaines d’être le catalyseur de la rébellion armée qui tente de renverser l’actuel régime Touadéra.

Conséquence, des interprétations et extrapolations selon lesquelles le Tchad serait de nouveau  la base arrière d’une rébellion en Centrafrique. Or qui dit Tchad en Afrique centrale, dit préservation militaire des intérêts français, malgré quelques vitupérations sporadiques tendant ces derniers temps à donner des relations entre Paris et N’Djamena, un aspect plutôt… tumultueux.

#ctaText??#  Centrafrique : La rébellion perd de plus en plus pied, gare à un repli au Congo-Brazza et au Tchad

Des observateurs non moins avisés n’en pensent pas moins que la présentation du ministre Linguissara était une mise en scène propagandiste destinée à faire reculer ceux que les officiels centrafricains soupçonnent de soutenir les rebelles. Très dubitatifs, ils questionnent la sérénité de l’assaillant arrêté qui n’a pas l’air de quelqu’un qui va passer des moments difficiles alors qu’il risque dans le meilleur des cas une condamnation à mort à la suite d’un procès régulier, et dans le pire, une exécution sommaire.

Reste que le ministre de la sécurité a promis que la justice prendra le relais des braves forces de sécurité, de la MINUSCA et des partenaires bilatéraux, en faisant son travail.

Facebook Comments
- Publicité -

Plus populaires

Autres actualités

Aveux de corruption des dirigeants africains : De quoi la dernière affaire Bolloré est-elle...

Ce n'est pas seulement l'épilogue d'une longue saga judiciaire qui a démarré voilà dix ans. C'est aussi une affaire éminemment symbolique, concernant...

Affaires françafricaines/aveux de Vincent Bolloré : Correctionnelle au bout du compte ou non… quand...

C’est le dénouement de près de huit ans d’une information judiciaire ouverte en 2013 pour « corruption d'agent public étranger, abus de confiance et...

Covid-19 : Le Cameroun opte pour les vaccins

C'est ce 1er mars que le ministre de la Santé a annoncé cette probabilité. Malachie Manaouda indique sans détour que « le Cameroun...

Urgent : Nicolas Sarkozy condamné à 3 ans de prison

Neuf ans après son départ de l'Elysée, Nicolas Sarkozy est devenu ce lundi le premier président...

Au Sénégal, « certains préféreraient mourir que d’être vaccinés contre le Covid-19 »

« C’est fait ! », titrait le journal télévisé de 20 heures, jeudi 25 février. La chaîne nationale sénégalaise, la RTS, ouvrait son édition sur le chef de...
- Publicité -
Facebook Comments
%d blogueurs aiment cette page :