Nigeria : Retour au calme à Maiduguri après l’intervention de l’armée

La secte, également connue sous le nom de Yusufiyya group, avait lance lundi dernier une attaque à Maiduguri, après celle menée la veille à Bauchi par la même secte et au cours de laquelle 30 personnes au moins avaient été tuées.

Selon des informations non confirmées, Yusuf se serait enfui avec une poignée de disciples vers un pays limitrophe, peu avant la prise par l’armée du terminus de chemin de fer qui servait de base à la secte.

Le président Umaru Yar’adua du Nigéria avait antérieurement ordonné l’intervention de l’armée pour aider la police à débusquer les militants de cette secte qui se bat contre l’éducation occidentale et pour la création d’une république islamique.

Ces militants islamiques radicaux en fuite avaient mis le feu jeudi matin au commissariat de police de Makera, non loin de l’emplacement du marché ‘Lundi’ de Maiduguri.

Plusieurs cadavres de ces fanatiques jonchaient les rues de la ville et des informations qui restent à vérifier font état de plus de 100 morts.

A côté de ces corps allongés le long des grandes avenues de la ville on notait également la présence de douilles et de bouteilles brisées qui auraient servi comme cocktails Molotov.

Au même moment les activités économiques reprennent peu à peu, avec la réouverture des cantines des marchés ‘Lundi’ et Gomboru.

Selon certains habitants, la secte religieuse aurait pris les armes contre le gouvernement et les forces de sécurité à cause de la corruption, de l’incompétence et de la pauvreté dans le pays et non parce qu’elle rejetait l’éducation occidentale.

Selon des sources contactées par APA, les disciples de la secte avaient reçu des instructions fermes de ne pas toucher aux lieux de culte, y compris les églises.

L’association chrétienne du Nigeria (CAN) avait fustigé les informations faisant état d’églises brûlées et de fidèles innocents tués lors des troubles.

Le président de cette association dans l’Etat de Bauchi, l’Evêque Musa Tula a déclaré n’avoir reçu aucune information des églises locales indiquant que des églises avaient été brûlées et des Chrétiens tués dans ces violences motivées par le sectarisme.

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