Les forces de l’ordre dispersent une manifestation de l’opposition à Libreville

 

Les manifestants fuyant les bombes lacrymogènes au carrefour Rio le 7 août 2009 © gaboneco

 

De violents affrontements ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants, pour la plupart des jeunes surexcités dont plusieurs ont été blessés, certains grièvement. L’arrivée sur les lieux de quelques candidats ayant appelé à la marche, dont Bruno Ben Moubamba (indépendant) a ramené un peu de sérénité dans la cohue.

La manifestation, qui devait partir du carrefour Rio, un quartier populeux de la capitale gabonaise, non loin de la résidence du président intérimaire Rose Francine Rogombé, avait été interdite par les autorités.

MM. Pierre Claver Maganga Moussavou et Ali Ben Bongo Ondimba étaient les seuls candidats à la présidentielle rescapés du nouveau gouvernement formé, le 18 juillet dernier, par le nouveau Premier ministre, Paul Biyoghé Mba, le successeur de Jean Eyéghé Ndong, qui a démissionné pour se présenter à l’élection présidentielle en tant que candidat indépendant.

Ministre de l’enseignement technique, Pierre Claver Maganga Moussavou, leader du parti social démocrate (PSD, majorité présidentielle), a démissionné du gouvernement jeudi soir alors que M. Ali Ben continue d’occuper son fauteuil ministériel.

Aucune disposant légale ne commande à un membre du gouvernement candidat à la présidentielle de démissionner des ses fonctions. Mais l’opposition dénonce une politique du deux poids deux mesures, trois autres ministres candidats ayant été limogés.

Candidats à l’élection présidentielle, le vice-Premier ministre Paul Mba Abessole, leader du Rassemblement pour le Gabon (RPG, majorité présidentielle), le ministre du pétrole Casimir Oyé Mba, le ministre de la Coordination et du suivi de l’action gouvernementale, André Mba Obame, n’ont pas été reconduits dans le nouveau gouvernement.

Le ministre de l’enseignement technique, le Pr. Pierre André Kombila, leader du Rassemblement nationale des bûcherons (RNB), a été également écarté pour son soutien à une coalition conduite par Pierre Mamboundou, le président de l’Union du peuple gabonais (UPG-opposition).

Dans une déclaration, le PDG a dénoncé des manœuvres dilatoires qui traduisent une certaine faiblesse de leurs auteurs. «Ni la jurisprudence, ni la question d’éthique ne sauraient devenir des lois», indique la déclaration, pour justifier le maintien dans le gouvernement de M.Ali Ben.

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