Perspectives heureuses pour la production cacaoyère en 2009

Le dernier test prévisionnel de conjoncture établi par la direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) prédit une production cacaoyère 2008-2009 au Cameroun au-delà de la barre de 200 000 tonnes.

Cette embellie est imputable à une remontée des cours sur le marché international ayant permis, l’année dernière, des ventes autour de mille FCFA le kilogramme. Des prix qui ont sans doute motivé les planteurs à plus d’ardeur au travail pour un suivi constant de leurs champs.

L’embellie annoncée porte également sur les mesures gouvernementales axées sur la production avec l’octroi d’appuis financiers et matériels aux Groupes d’initiatives communes des planteurs (GIC) en matière de lutte contre les capsides à travers le projet d’appui à la protection du verger cacao-café.

Approché par Xinhua, Luc Njock Nken, coordonnateur de ce projet explique que celui-ci agit sous deux formes. Le premier s’agit du renforcement des capacités en apportant un appui intellectuel nécessaire aux producteurs afin que ces derniers s’approprient des techniques de traitement de leurs champs pour des rendements meilleurs.

D’un autre coté, poursuit-il, “le projet apporte un appui financier gratuit aux producteurs mais à condition que leur GIC mette sur pied un fond appelé ‘fond de pérennisation’ pour préparer un possible retrait de l’Etat. Ce qui permettra alors aux planteurs de pérenniser leurs activités de traitement sans difficulté”.

La Société de développement du cacao (Sodecao) ainsi que les chercheurs camerounais ont également contribué à cette embellie en mettant à la disposition des producteurs, des semences améliorées pour la création ou la régénération des plantations. Des semences qui résistent à certaines maladies et qui peuvent arriver à la floraison 18 mois après leur mise au sol pour une production pouvant atteindre 700 kg voire une tonne par hectare.

Au mois d’août 2008 par ailleurs, le Fond de développement des filières cacao-café et le ministère camerounais de la Recherche scientifique et de l’Innovation avaient signé une convention d’ accord de financement d’un montant de 3,5 milliards de FCFA pour soutenir la recherche sur la production des semences de qualité.

De 200 000 tonnes dans les années 1980 et 1990, la production cacaoyère a chuté à 120 000 voire 100 000 tonnes au Cameroun avant de remonter à 150 000 à 180 000 tonnes ces dernières années pour franchir depuis 2008 la barre de 200 000 tonnes.

Facebook Comments

- Publicité -

Plus populaires

Dans un récent Tweet, l’ambassadeur de France au Cameroun...
Pour peu que l’on puisse parler de gouvernance, au...
Le nouveau président de la communauté urbaine de Marseille Guy Tessier...

Autres actualités

Burundi/Rwanda: un véritable gouvernement de guerre à Gitega. Contre qui? (La Libre Belgique)

Par Marie-France Cros. Le “groupe des généraux” qui dirige le Burundi depuis des années confirme son passage sur...

Atrocités coloniales belges en R.D. Congo : Les “profonds regrets” du roi Philippe “pour...

Ce n’est pas une demande de pardon comme l’église catholique sait la formuler, encore moins des excuses officielles comme très peu d’Etats...

Comment Zuckerberg a perdu 7 milliards de sa fortune

Dans le cadre d'un boycott publicitaire en protestation à la modération des de haine sur les médias...

Cameroun : Indélicat, Christophe Guilhou livre un grand secret

Dans un récent Tweet, l’ambassadeur de France au Cameroun se félicite de ce qu'un média financé par le gouvernement français ait pris...

Cameroun/Lendemains d’explosion : Rafles sauvages et nombreux abus, Peur sur Yaoundé

Pour la quatrième journée consécutive une opération policière presque coup de poing a secoué la ville de Yaoundé, cette fois-ci dans le...
- Publicité -
Facebook Comments