Cameroun : 41% des enfants de 5 à 17 ans occupés économiquement

Parmi eux, 71% exercent dans le secteur primaire (agriculture, pêche, sylviculture et chasse), 7,9% dans le commerce/restauration et 4,3% dans l’industrie manufacturière.

L’enquête révèle aussi que 27,9% d’enfants de cette tranche d’âge sont astreints aux “travaux à abolir”, ou “travaux interdits “, jugés non souhaitables tant socialement que moralement, contrairement aux “travaux acceptables” qui s’intègrent dans l’éducation familiale et scolaire des enfants.

“Le travail des enfants à abolir semble avoir un impact négatif sur leur scolarisation”, explique le rapport de l’enquête, car ces enfants accusent plus de retard scolaire que ceux non astreints jusqu’à l’âge de 14 ans où certains quittent le système scolaire.

En plus 4,4% des enfants camerounais de 5-17 ans exercent des ” travaux dangereux”, selon la définition de la convention 182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiée en 2002 par le gouvernement du Cameroun.

Sont inclus dans cette catégorie tous les enfants qui travaillent comme gardien de nuit ou barman, ou dans la manutention, la verrerie, les mines, le graissage, la manipulation ou l’utilisation d’objets explosifs, la réparation des machines, et aussi les jeunes filles qui travaillent dans la nuit.

Le rapport remarque également que les tâches ménagères exercées dans son propre ménage touchent 91,5% des enfants bien que ces activités ne sont pas considérées comme des travaux des enfants à abolir par les textes en vigueurs.

Quant à leur environnement familial, 88% des enfants effectuant les travaux interdits sont ceux ayant leurs deux parents en vie, contre 12% ayant un parent en vie et moins de 1% pour les orphelins.

40% des enfants soumis aux travaux prohibés ont des parents ayant aucun niveau d’instruction, contre 25% des enfants non soumis aux travaux interdits, révèle l’enquête.

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