Impasse à Madagascar: la médiation pointe du doigt le camp Rajoelina

               
                      L’homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le 6 novembre 2009 à Addis Abeba

 

L’ex-président mozambicain et médiateur dans la crise malgache Joaquim Chissano a souligné que les accords de sortie de crise déjà conclus devaient être appliqués, au terme d’une réunion du GIC, qui regroupe notamment des représentants de l’Union européenne, l’ONU, la Francophonie et la Communauté de développement des Etats d’Afrique australe (SADC).

“Il y a une convergence des points de vue qui montre une insatisfaction des participants au sujet de l’insuffisante coopération des mouvances malgaches pour aboutir à un consensus, en particulier la mouvance Rajoelina”, a déclaré M. Chissano.

“Nous avons exhorté cette mouvance à faire plus d’efforts pour respecter les accords de Maputo et l’acte additionnel d’Addis Abeba”, a-t-il ajouté.

“Les organisations et Etats membres du GIC prendront d’autres mesures s’il y a persistance de la part des mouvances et surtout de la mouvance Rajoelina, à ne pas se conformer aux accords”, a précisé M. Chissano.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA doit se réunir vendredi pour discuter notamment d’éventuelles sanctions contre les responsables de la transition.

Pour le Commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra, “s’il est décidé d’imposer des sanctions, cela ne veut pas dire que la médiation sera terminée”.

“Notre devoir est de persévérer dans nos efforts pour (…) la restauration de l’ordre constitutionnel à Madagascar”.

“Tous les moyens sont déployés, y compris la persuasion, en vue de convaincre la mouvance Rajoelina qui s’est écartée du consensus d’y revenir le plus vite possible”, a-t-il indiqué, soulignant qu’il ne s’agit “pas d’un processus illimité dans le temps”.

L’accord de Maputo (août 2009) et son prolongement d’Addis Abeba (novembre 2009), prévoient un partage du pouvoir entre les quatre principales mouvances politiques malgaches dans le cadre d’une transition politique chargée d’organiser des élections générales d’ici la fin de l’année.

M. Rajoelina est sorti de ce cadre en décembre en limogeant le Premier ministre de consensus et en annonçant unilatéralement la tenue d’élections législatives, qu’il compte à présent organiser en mai.

Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l’éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ancien maire d’Antananarivo, M. Rajoelina, soutenu par l’armée.

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