Cameroun : tenue annoncée des états généraux de la communication en octobre

“Mon département ministériel, qui a à sa charge, l’organisation et la gestion de la communication est actuellement à pied d’oeuvre, en relation avec les services du Premier ministre, chef du gouvernement, et les autres départements ministériels, pour restructurer et rénover la communication, la fluidifier davantage et améliorer la disponibilité de l’information nécessaire à destination du public”, a-t-il souligné dans une déclaration.

“Le moment est sans doute venu pour la profession de journaliste et les institutions à travers lesquelles elle existe, de faire sa propre introspection et de s’interroger sur sa propre dimension, sur l’image qu’elle projette d’elle-même dans l’espace public, sur la responsabilité sociale qui lui incombe et sur sa capacité à incarner les valeurs d’éthique et de déontologie d’elle est sensée receler”, a-t-il affirmé.

Depuis 1990, le Cameroun s’est résolument engagé dans la voie d’ une libéralisation de son paysage médiatique, ce qui a permis l’ ouverture, inédite dans le monde entier, de plus de 500 titres de journaux à périodicité et formats éditoriaux variables, paraissant “en toute liberté, sans aucune entrave, malgré une liberté de ton exceptionnelle et malheureusement parfois, malgré les graves entorses déontologiques qu’on lui connaît”, a affirmé M. Tchiroma Bakary.

Quant à la communication audiovisuelle, a-t-il poursuivi, le paysage compte à ce jour, en plus de la Cameroon Radio Television (CRTV, opérateur public), 13 chaînes de télévision privées, une centaine de stations de radiodiffusion sonore (radios commerciales, associatives, éducatives ou communautaires) et plusieurs centaines de télédistribution, toutes absolument libres dans leurs programmations respectives, avec la même liberté de ton que la presse écrite.

En 2002, le gouvernement a mis en place un système d’aide publique au secteur privé de la communication et particulièrement aux médias, a par ailleurs rappelé le ministre de la Communication. Le montant actuel de cette aide est de 200 millions de francs CFA (environ 400.000 dollars US).

“Nous sommes actuellement en train de réfléchir sur les moyens de la rendre encore plus substantielle, notamment par l’ institution d’un compte d’affectation spéciale pour le développement des médias, à condition toutefois que les ressources en place le permettent”, a-t-il annoncé.

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