Madagascar : Rajoelina dit ne pas participer à l’élection présidentielle

 Il a annoncé que le scrutin présidentiel sera organisé le 26 novembre 2010. D’autres étapes essentielles sont un dialogue national sur l’élaboration d’une nouvelle Constituition du 27 au 29 mai, un référendum sur la nouvelle Constitution le 12 août et les élections législatives le 30 septembre, a-t-il dit.

M. Rajoelina a affirmé avoir décidé de ne pas se présenter à l’ élection présidentielle “pour qu’on puisse terminer et finir la transition d’une manière tranquille, pour finir cette crise politique qui a tant duré à Madagascar”.

“Pour que tout le monde ait confiance sur la tenue des é lections qui vont venir, je préfère me sacrifier que de sacrifier la vie du peuple malgache”, a-t-il déclaré.

 

Il a aussi exhorté les hommes politiques malgaches à ne pas perdurer la crise qui fait souffrir les Malgaches.

“Depuis longtemps, j’étais convaincu que la solution et l’ unique voie pour la sortie de crise à Madagascar est la pré paration et l’organisation des élections dans la transparence, et la liberté”, a indiqué M. Rajoelina.

Rajoelina a interpellé tous les citoyens malgaches, les partis politiques, la société civile, les hommes réligieux ainsi que les militaires de se donner les mains et de s’unir afin d’atteindre cet objectif pour le bien du pays et pour son développement certain.

Il a par ailleurs appelé la communauté internationale à soutenir son initiative afin que tout soit exécuté comme prévu.

Madagascar est plongée dans une crise politique depuis fin 2008, qui a conduit à l’éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à l’arrivée au pouvoir de M. Rajoelina, son principal opposant et ancien maire d’Antananarivo, soutenu par l’armée.

La Haute Autorité de Transtion a été mise en place après que Ravalomanana fut obligé de quitter le pays. Mais le nouveau pouvoir n’a toujours pas été reconnu par la communauté internationale.

Pour sortir le pays de la crise politique, les quatre mouvances- – Rajoelina, Ravalomanana et les anciens chefs d’Etat Albert Zafy et Didier Ratsiraka — ont procédé à des tours de négociations qui ont abouti à l’Accord politique de Maputo et à l’Acte additionnel d’Addis Abeba.

Elles sont tombées d’accord pour organiser des élections réguli ères et transparentes visant la mise en place d’institutions dé mocratiques et stables.

Les quatre parties s’étaient rencontrées fin avril à Pretoria en Afrique du Sud pour résoudre des problèmes en suspens, n’avaient pas pu parvenir à un accord. Le médiateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano, avait prévu la tenue de nouvelles négociations 15 jours plus tard, soit à la mi- mai. La nouvelle rencontre semble peu probable à la date prévue.

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