Vers un mandat d’arrêt pour Pauline Simonet de France 24

Burundi. D’après les bruits qui courent dans la région, suite à une rencontre de sécurité des pays des Grands-Lacs, un mandat d’arrêt international -pour terrorisme- va être lancé à l’encontre d’une journaliste de France 24 . Mme Pauline SIMONET, journaliste européenne – de mère rwandaise -, travaillant pour la chaîne de télévision française France 24, est soupçonnée de soutenir et d’être au courant d’un plan de déstabilisation régional par des mouvements terroristes “obscures”. Tout cela se fondent sur son reportage qui la montre, en compagnie d’un munyamulenge, il y a de cela quelques semaines,annonçant une nouvelle rébellion, basée en RDC Congo(au Kivu).

Mme Pauline Simonet s’était rendu dans un endroit secret rencontrer un rebelle munyamulenge à l’Est de la RDC Congo. Elle disait qu’il s’agissait du « Général Moïse » du FRONABU-Tabara,un Burundais, annonçant une attaque imminente sur le Burundi…

Cette mise en avant du rebelle, et surtout la proximité de la journaliste à son égard, avait titillé les services secrets de la région des Grands-Lacs . Selon un homme des renseignements congolais: “la période où l’on s’amusait sur le sol congolais est révolue car c’est avec des vies que l’on joue”.

Hier (le 30 décembre 2011), encore, le reportage “très haineux” envers le Burundi, pays voisin du Congo RDC, réalisé par Mme Simonet, a été diffusé sur France 24. A sa première sortie, les autorités barundi avaient exigé des excuses de la journaliste. Mais elle a dédaigné de pas répondre. Cette rediffusion du reportage est très mal perçue à Bujumbura car il salit gratuitement l’image du Burundi qui essaye d’attirer des investisseurs étrangers et qui vit à près de 40% grâce à des bailleurs de fonds -encouragés-.

Au Burundi, en coulisse, des autorités soupçonnent un complot français. Bien que sur un site burundais – nyabusorongo.org -, l’ambassadeur de France au Burundi avait dit, un peu embarrassé : « Le reportage de Pauline Simonet sur le Burundi est une bavure ».

En ce moment, un journaliste burundais, travaillant pour Radio France International (RFI),M. Hassan Ruvukaki, est jugé – pour terrorisme – comme membre d’une rébellion en devenir, basée en Tanzanie, en vue de renverser le régime de Bujumbura.

Selon des autorités politiques de la Région, les pays de la région en ont marre de subir les conséquences des instabilités économiques occidentales qui se terminent toujours par des bains de sang en Afrique.
Alors que la RDC Congo sort d’une longue guerre meurtrière (plus de 3 Millions de morts) et tente d’instaurer une certaine stabilité démocratique; que le Burundi essaye de se re-construire; et que le Rwanda soigne les plaies incommensurables du plus grand génocide que l’Afrique est connu; voilà que certains concoctent des plans de déstabilisation régionale …

Selon l’entourage des autorités congolaises, les Congolais souhaiteraient savoir où se cache ce rebelle -sans papier- (car non déclaré en RDC) qui terrorise, dans un pays souverain, la population congolaise du Kivu. Tandis qu’ à Bujumbura, les autorités s’interrogent sur – l’acte politique de la journaliste – qui envoye – cette image négative du Burundi – envers les bailleurs de fonds et vers les futures investisseurs dans le pays.
En septembre dernier, à Gatumba, frontière burundo-congolaise, 39 civils barundi ont été exécutés dans un bar  par des hommes armés en provenance de la RDC Congo. La justice burundaise, qui juge en ce moment -pour terrorisme- des personnes ayant participé à ce carnage, porte des soupçons sur des liens entretenus entre ce fameux rebelle et des bandit armés barundi.

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