Crise en Centrafrique. L’armée française prend ses quartiers au Cameroun

Militaire francais

Environ 350 hommes et des dizaines de véhicules arrivés à bord d’un bâtiment militaire, stationnent à Douala en attendant les directives hélyséennes et prendre le chemin de Bangui.

Le Bpc Dixmude, un bâtiment de projection et de commandement français mouille actuellement au port de Douala avec à son bord environ 350 hommes et du matériel militaire (combat et logistique) dont des hélicoptères. Arrivé jeudi dernier, ce contingent en provenance  de Toulon attend des ordres précis pour se déployer en Centrafrique dans le cadre de l’opération de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). L’arrivée de ce batiment militaire dans les côtes camerounaises participe de la mise en place de mesures conservatoires que l’armée française est en train de prendre pour se déployer en Centrafrique, en attendant que le Conseil de sécurité des Nations-Unies adopte une résolution, notamment avec un mandat placé sous le chapitre 7 (celui autorisant notamment l’emploi de la force).

Outre, le Bpc Dixmude, la France comptait déjà plus de 400 militaires déployés en Centrafrique avec l’arrivée d’une unité du génie de l’air dont le rôle est entre autres, de « préparer le déploiement de la force française et des contingents africains de la Misca », selon le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française, cité par le point.fr. La semaine dernière, Paris avait annoncé le déploiement d’environ un millier de soldats français, qui devront officiellement appuyer la force africaine, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), déjà présente dans le pays sous l’égide de la Céeac et à laquelle participe des pays comme le Cameroun, le Congo, le Tchad, le Burundi, etc. Dimanche dernier, le Congo-Brazza y a envoyé un demi-millier d’hommes pour renforcer la Force africaine en Centrafrique. Un effectif composé de 3.600 soldats africains et un millier de militaires français sont prévus dans le cadre de cette force de soutien à la Centrafrique. Ce qui, de l’avis du Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye -interlocuteur de la communauté internationale- « seront très insiffisants ».

Dans son déploiement, l’armée française va se servir du territoire camerounais comme base arrière. Selon des sources introduuites, le ministre camerounais de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo ne devrait pas faire partie de la suite du président lors du sommet sur la sécurité en Afrique prévue jeudi et vendredi prochains à Paris. Il devrait rester au Cameroun surveiller les opérations des Français sur le territoire national. Selon des sources généralement bien informées au sein de l’état-major camerounais, l’objectif est avant tout de sécuriser le corridor Douala-Bangui qui est essentiel pour le ravitaillement de la Centrafrique. C’est pourquoi le Cameroun, ainsi que l’y engagent les textes internationaux ratifiés, a donné son accord pour que l’armée française puisse stationner ses hommes et son matériel sur son territoire pour cette opération qui ne vise ni plus ni moins qu’à sauver la Centrafrique du naufrage. En espérant qu’il n’est pas déjà trop tard…

F.B

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