Guillaume Soro, l'homme qui pèse 300 tonnes d'armes, selon des experts de l'Onu

Cet armement estimé à 300 tonnes serait acquis au plus fort de la crise post-électorale de 2010-2011 mais bien avant durant les années (2002-2011) de la rébellion où la Côte d'Ivoire, coupée en deux, était gouvernée dans les parties Centre, Nord et Ouest, zone CNO, par le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, MPCI.

« Le groupe (Groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire) a documenté l'acquisition de quantités pertinentes d'armes et de munitions, estimées à 300 tonnes, par les Forces nouvelles à la suite de la crise post-électorale. Guillaume Soro a traité directement l'acquisition du matériel. L'arsenal (…) comprend le matériel stocké en Côte d'Ivoire en violation du régime de sanctions et qui n'est pas encore sous le contrôle de l'armée», ont tranché les experts dans leur rapport faisant l'état des lieux de l'embargo sur les armes que les Nations Unies ont infligé à la Côte d'Ivoire

Réagissant à ces dernières accusations, le numéro 2 ivoirien  a indiqué que « les enquêteurs sont des farceurs médiocres. Il ne reste plus qu'ils nous accusent d'avoir des armes de destruction massive. », a-t-il dit.

Blaise Compaoré, le bras séculier de Guillaume Soro

Ce rapport qui en rajoute aux soucis du Président du Parlement ivoirien explique que les commandes d'armes de Guillaume Soro ont transité par le Burkina Faso en tant qu'État avant d'être acheminées à Bouaké et Korhogo au plus fort de la rébellion.  L'ex-président burkinabè, Blaise Compaoré aurait supervisé les travaux sous la maîtrise d'ouvrage du Général Diendéré, qui était, encore, son Chef d'Etat Major Particulier.

Selon encore Reuters, la plupart des armes sont précieusement gardées à Bouaké, l'ancien fief de la rébellion.

Une partie de cet arsenal de guerre serait acquise en violation de l'embargo sur les armes qui frappe encore la Côte d'Ivoire mais aussi de l'abandon des poudrières par l'armée régulière ivoirienne aux premières heures de la rébellion. Ces armes se trouveraient sous la garde des ex-chefs de guerre communément appelés com'zones « bien que la plupart des anciens commandants de zone ont été intégrés dans l'armée, ils continuent d'avoir une influence politique et financière indépendante», indique ce rapport.

Le rapport de ces experts indépendants de l'ONU, s'inquiète qu'une si importante quantité d'armes détenue de façon officieuse constitue une menace pour la stabilité de la Côte d'Ivoire.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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