Cameroun: 80 morts du déraillement, Biya absent de la cérémonie religieuse, la fin progressive des opérations de fouilles ouvre la voie à la reprise du trafic

Quatre (4) jours après le drame d'Eseka, qui a officiellement fait 80 morts et plus de 600 blessés d'après un bilan encore provisoire, l'on s'achemine progressivement vers la fin des fouilles et la reprise du trafic sur la voie ferroviaire Douala-Yaoundé.

Le premier train «Intercity » (Inter cités) d'après accident, qui relie Douala à Yaoundé, devrait reprendre du service ce mardi 25 octobre, a appris KOACI.COM auprès de Camrail.

La reprise du trafic, devrait se faire, dans un contexte où, les familles entières sont toujours sans nouvelles de leurs proches. De nombreuses personnes craignent également, un bilan définitif à la hausse.

Pour faire toute la lumière sur le drame, une enquête criminelle a été ouverte ce lundi, sous la direction de la police judiciaire. Elle est placée sous l’autorité du procureur général près les tribunaux du Mfoundi (Yaoundé) et du Nyong et Kellé (Eseka), deux départements de la région du Centre.

Déjà, la polémique naît autour de l'enquête. Le principal parti de l'opposition notamment le SDF, demande une enquête indépendante internationale. La formation que dirige John Fru Ndi, estime que les enquêtes ouvertes au Cameroun en pareille circonstance, ne sont pas toujours convaincantes.

Autres polémiques, les mouvements spontanés organisés par des citoyens en mémoire des victimes du train 152, ont été interdits par les autorités.

Pour sa part, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a demandé la démission d'Edgard Alain Mebe Ngo'o, le ministre des Transports. Ce dernier est soupçonné d'avoir mal géré la situation post catastrophe en multipliant les déclarations contradictoires.

Biya absent de la cérémonie religieuse

La veille, le 24 octobre, le pays a observé une journée de deuil national, marqué par une messe à la cathédrale de Yaoundé. Les participants à la messe de recueillement de Yaoundé, ont noté l'absence du chef de l'Etat, qui s'est fait représenter par son ministre de l'Administration territoriale (Intérieur).

Non seulement, le chef d'Etat était absent de la cérémonie religieuse qui s'est tenue à Yaoundé, à moins de 5 km du palais présidentiel, mais il n'a pas encore rendu visite aux victimes dans les hôpitaux. Il n'a pas non plus effectué de descente sur le lieu du drame.

Par ailleurs, face à la pénurie observée dans les banques de sang, la croix rouge camerounaise a lancé lundi, un appel au don bénévole de sang. 

Dans les hôpitaux de Yaoundé et Douala, où sont hospitalisés les blessés, l'on a vu des files d'attente pour les opérations de don de sang. Parmi les donneurs, des diplomates, des personnalités et des citoyens ordinaires.

Armand Ougock, Yaoundé

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