Côte d'Ivoire : Qui sont les responsables de la vaste escroquerie visant le monde de l'agrobusiness ?

Les souscripteurs des entreprises de l'Agrobusiness étaient nombreux ce samedi, à venir réclamer leur dû  à la Banque des dépôts du Trésor d'Abidjan.

Depuis le mois de janvier, ils n'ont eu de cesse de battre le pavé dans les rues de la capitale économique ivoirienne pour dénoncer une vaste escroquerie qui toucherait près de 40000 personnes et réclamer le remboursement de 660 milliards de FCFA.

 ''Nous demandons à l'État le paiement de notre retour sur investissement (RSI), qu'il dégèle les avoirs de nos maisons de souscription, c'est tout ce que nous demandons'' martèle M. Bamba, administrateur dans une société bancaire.

A travers des schémas économiques attrayants (retour sur investissement compris entre 300% et 1000% après 3 à 6 mois) des entreprises agroalimentaires ont incité depuis 2008 la population ivoirienne à acheter des parts dans des plantations.

Toutefois, ces investissements très lucratifs en apparence sont soupçonnés être des montages financiers illégaux qui consistent à rémunérer les investissements des clients grâce aux dépôts des nouveaux épargnants. Ces montages sont plus connus sous le nom de pyramide de Ponzi.

Le hic ? C'est que près de 40 000 ivoiriens ont acheté des parts, allant pour certains jusqu'à emprunter  aux banques (françaises), hypothéquer leur maison, ou collecter les économies de leurs familles et amis.

« Plus de 12 000 corps habillés [personnes en uniforme] ont souscrit à ces agrobusiness. Ils vont sortir les armes s'ils perdent leur argent », prétend un souscripteur en colère.

Face à cette tension sous-jacente, l'État a ordonné, mi-janvier, le gel des comptes bancaires de 27 de ces structures, afin « de cerner tous les contours de ces opérations financières », selon un communiqué publié par le Trésor public le 23 janvier. Trois dirigeants de ces entreprises ont également été incarcérés.

Les premiers signes de l’enquête ne sont guère réjouissants, le porte-parole du gouvernement a affirmé que les 27 entreprises mises en cause disposaient, en tout, de 22,7 milliards de francs CFA sur leurs comptes, et devaient en verser 660 milliards à leurs souscripteurs qui ont investi 66 milliards de francs CFA.

Pire des dirigeants des sociétés comme M. Christophe Yapi de Mon Hevea sont en fuite.


A qui la faute ?

Au rang des accusés, deux noms reviennent assez souvent : Premièrement, le gouvernement d'Alassane Ouattara qui aurait fermé les yeux sur ce système pendant de nombreuses années. Comment de telles entreprises ont pu opérer en toute impunité sans être contrôlées voir inquiétées?

L'État pourra-il vraiment  engager le remboursement  des souscripteurs tout en sachant qu'il doit s'acquitter d'une lourde facture auprès des soldats mutins? Aurait-il crée cette crise de toute pièce pour pouvoir solder sa dette auprès des soldats? Pourquoi a-t-il mis sous tutelle ces entreprises qui se disent prêtes à payer? Les contours de ces affaires demeurent encore flous.


De nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer l'implication de l'État Français que ce soit à travers son système bancaire (La banque SGBCI serait apparemment à l'origine du scandale) ou encore à travers le Franc CFA, cette monnaie  qui maintient les africains francophones dans la pauvreté.

L'AgroGate n'a pas encore finit de délivrer ses secrets.

 

 

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