Le défenseur des anglophones du Cameroun, Maître Felix Agbor Balla Nkongho au Canada…

Invité par le Barreau de l’Ontario (http://www.lawsocietygazette.ca/event/crisis-in-cameroon/?fbclid=IwAR1qX7cFl0ja8Evszz2c4Q8AxtoJ4GRi7uVAP4e3mfrzOrvhz5ofAD-ne88), le plus important au Canada, et la Lawyers’ Rights Watch Canada, l’ancien président du Cameroon Anglophone Civil Society Consortium (CCCSC) et avocat des droits de l’homme, Felix Agbor A. Nkongho donnera une conférence-débat sur « la crise humanitaire causée par la persécution de la minorité anglophone au Cameroun » au lieu dit Osgoode Hall à Toronto, demain jeudi 25 octobre 2018.

La discussion commence à 18h00 et sera suivie d’une réception.

Le 30 octobre, Maître Agbor Nkongho est attendu à la capitale fédérale Ottawa pour une nouvelle discussion sur la crise camerounaise dans cette période où l’on n’est pas encore sorti d’un scrutin présidentiel fort controversé privé de participation anglophone. Le 31 octobre, l’avocat des droits de l’homme donnera sa dernière conférence à l’Université McGill, la plus importante du Québec.

Leader, témoin et fervent défenseur des droits de la minorité anglophone et, en l’occurrence, archiviste notoire de la crise en cours au Cameroun, transformée en guerre larvée du fait du refus obstiné du vieux régime Biya (36 années au pouvoir) à offrir une solution politique, Maître Agbor Nkongho, alors président de la Fako Lawyers Association (FAKLA), fut arrêté en janvier 2017 à Buea, ville où il exerce, en compagnie du secrétaire général du Consortium, le Dr. Fontem A. Neba de l’Université de Buea.

Il furent traduits devant le tribunal militaire où on leur promettait la peine de mort, avec le magistrat hors hiérarchie Paul Ayah Abine, avocat général à la Cour suprême, enlevé à son domicile par un commando du régime dans la même période sans raison précise.

Le Consortium que M. Agbor Nkongho dirigeait et qui revendiquait notamment le retour à l’État fédéral originel, c’est-à-dire à plus d’autonomie régionale, a été interdit par le régime.

Environ huit mois plus tard, les trois détenus célèbres seuls furent libérés par décret présidentiel grâce à la pression nationale et internationale. Ils laissèrent derrière eux en prison des dizaines de jeunes activistes dont des journalistes qui y sont encore.

La guerre déclarée par le régime aux Anglophones a déjà fait provoqué des dizaines de milliers de réfugiés au Nigéria voisin, des centaines d’arrestations (dénoncées par Amnesty International), au moins une centaine de milliers de déplacés, une centaine de villages incendiés par l’armée et, aujourd’hui, des exécutions sommaires par dizaines par jour dans les rangs des insurgés.

* Jean-Marc Soboth, Award-Winning

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