Guerre de sécession au Cameroun : Des sépratistes enlèvent trois hommes dans une ville francophone et incendient une usine


Par des actes terroristes, les sécessionnistes anglphones font payer aux Camerounais francophones, le prix de la répression perpétrée dans leurs régions par les militaires forces gouvernementales camerounaises qu’ils ne considèrent plus comme les leurs.

Plus occupés à mater par les armes les menées séparatistes qui nourrissent le dessein de transformer les deux régions de l’ancien Cameroun sous tutelle britannique en un Etat indépendant dénommé “Ambazonie” qu’à trouver un moyen efficace de ramener la paix, à travers des négociations pouvant donner lieu à des concessions de part et d’autre, le gouvernement et les forces armées camerounais sont en train de perdre complètement le contrôle de la situation, tant la crise déborde de plus en plus largement les frontières des régions concernées pour déferler gravement sur les régions de la partie francophone du pays.

On ne compte plus le nombre des raids des assaillants sécessionnistes anglophones dans les villes francophones des régions de l’Ouest et du Littoral, deux régions réputées sinon les plus stratégiques, du moins parmi les plus importantes pour l’économie camerounaise, où ils procèdent régulièrement à des enlèvements de personnes.

Cela a été une fois de plus le cas lundi 18 mars 2019, avec des assaillants  qui ont fait irruption à l’usine de conditionnement des fruits de la plantation d’ananas dénomée “Exotropique” du quartier Ndo 3 dans la localité de Mbanga (département du Moungo, région du Littoral) située à environ 72 kilomètres de la capitale économique, Douala.

Des assaillants armés qui n’ont pas été identifiés mais dont les rescapés de leur assaut témoignent qu’ils ont affirmé eux-mêmes être des “Ambazoniens” en provenance de la région anglophone du Sud-ouest et ayant traversé le fleuve Moungo pour  atteindre le lieu de leur forfait.

Face à leurs victimes surprises en plein jour au moment où ils procédaient aux récoltes, les hommes armés ont mis le feu aux installations et matériels de l’usine, faisant partir en fumée l’usine de conditionnement et d’emballage des fruits avant embarquement ainsi que le tracteur  de l’entreprise.

Un crime n’étant jamais parfait, les assaillants qui avaient initialement pris une vingtaine de personnes en otage, ont dû se contenter finalement de ne partir qu’avec trois d’entre elles (le chef de production de la plantation, son adjoint, et un stagiaire) à bord d’un camion-benne qu’ils ont volé à l’usine.

Selon les responsables de la société Exotropique attaquée, les pertes matérielles et finanières s’élèvent à plus de 200 millions de francs CFA, sans compter la grande angoisse relative au sort des personnes enlevées.   Il y a aussi les fruits (une dizaine de tonnes) qui devaient être exportés à destination de l’Europe, qui ne le seront plus du fait de ce grave incident qui pourrait entrainer l’annulation pure et simple des contrats de livraison.

L’autre conséquence de l’attaque sécessionniste, est le fait que désormais les travailleurs inquiets, refusent de retourner au travail malgré les assurances données par les autorités de la ville, d’autant plus que la battue organisée par les forces de défense et de sécurité pour sinon rattraper les assaillants, du moins délivrer les captifs, s’est révélée vaine,  à cause du mauvais état de la route sur l’itinéraire Mbanga-Kumba (75 Km) et sur la route Mbanga-Tombel (41Km).

Comme on ne cessera pas de le remarquer à Cameroonvoice, ces actes qui mettent en péril la paix sociale et la vie des personnes et des unités créatrices de richesses et pourvoyeuses d’emplois dans les régions anglophones et les les localités francophones voisines, sont le contrecoup de l’entêtement des autorités camerounaises à faire à tout prix la guerre à des éléments séparatistes qui affirment n’avoir plus rien à perdre, puisqu’ayant déjà tout perdu dans leurs régions où la férocité del’armée camerounaise leur a coûté des milliers de vies, des centaines de villages et des milliers d’habitations incendiés, sans compter des centaines de milliers des leurs partis en exil au Nigeria ou dans d’autres villes des régions  francophones du pays.

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