Confusion au Cameroun : 50 prisonniers politiques refuseraient d'être libérés sans Kamto. Le GSO en renfort pour les libérer de force(?)


Prisonniers politiues du MRC lors d’une extraction à la prison centrale de Yaoundé

La libération des prisonniers politiques dont la nouvelle a circulé il y a quelques heures est-elle en train de prendre une tournure tragi-comique comme savent l'être les choses du Cameroun ?

Alors que beaucoup ont cru à une volonté de décrispation de la part du régime, donneur d'ordre de ces arrestations et du jugement des prisonniers civils par des tribunaux militaires, les masques n'ont pas tardé à tomber en fin d'après-midi au Cameroun où, manifestement, le régime du « boulanger de Yaoundé » essayait simplement de prendre l'opinion publique nationale et la Communauté internationale par-dessous la jambe.

Au lieu de la libération des plus de 500 personnes incarcérées dans le cadre du conflit postélectoral opposant messieurs Biya et Kamto, le régime qui ne veut pas perdre la face, ou plutôt qui veut donner l'impression qu'on ne peut pas lui forcer la main, étant entendu qu'il dispose du droit de vie et de mort sur les Camerounais, peuple interdit de droits, a tenté d'élargir seulement une partie d'entre eux. Une cinquantaine environ.

C'est pour cette raison que des magistrats militaires s'étaient rendus dans les prisons, mais également pour signifier aux leaders politiques emprisonnés (Kamto, Ekoka, Dzongang, Kingue, Abe alias “Valsero”, Djamen, Ndoki) que le Tribunal militaire  étaient compétents pour les juger.

C'était sans compter avec la sagacité des militants du MRC bénéficiaires de cette première vague de libération aux compte-gouttes, qui ont subodoré l'entourloupe et botté en touche, exigeant que la leur soit précédée de celle de leurs leaders, Maurice Kamto, ses collaborateurs du Directoire national du MRC et ses alliés (Penda Ekoka, Paul Eric Kingue, Valsero, Dzongang…). Bien plus, ces “ingrats” qui rejettent la magnanimité infinie du grand timonier national et de sa justice aux ordres  affirment ne pas vouloir d'une libération qui ne concernerait pas aussi leurs compagnons d'infortune de ces six derniers mois.                                                                                                                                                                                  

Opération se débarrasser d'un colis encombrant
Conséquence, et/ou comble de l'ironie, pour expulser ces personnes qu'il avait mises en prison contre leur volonté, autrement dit de force, le régime est obligé d'utiliser la force pour les en expulser. Il serait en effet question de prouver à la communauté internationale des “ingérents” dans les affaires intérieures d'un Etat indépendant et souverain et… DE DROIT, que même si le vieux président a été chassé de Genève comme un malpropre par les « amis tribalistes de Kamto », il reste le bon père aimant qui pardonne à ses “enfants prodigues”.


Militants du MRC. Solidaires comme une meute

Sauf que la libération des gens qui n'ont rien fait –du point de vue du droit positif- pour se retrouver derrière les  barreaux devra aussi se faire par la force, puisqu'aux dernières nouvelles, le Groupement Spécial d'Opération  (unité spéciale anti-terroriste de la police) aurait été appelé à la rescousse du régime pour expulser de ses prisons la quarantaine de détenus encombrants qui persistent et signent qu'ils n'apporteront pas leur caution à leurs bourreaux pour tromper les Camerounais et la Communauté internationale.

Et un observateur de rappeler que c'est à la  suite  de la mobilisation du parlement canadien, des critiques acerbes de l’Union européenne concernant la posture belliqueuse du gouvernement camerounais après les résolutions du parlement européen, sans oublier la réunion à venir des anciens chefs d’État africains sur la situation du Cameroun, auxquels il faut ajouter le recours du MRC introduit à la commission des droits de l’homme de l’Union Africaine qui suit sereinement son cours, que le régime, se trouvant dans une posture intenable a initié cette libération partielle pour émousser les ardeurs des « donneurs de leçons étrangers.

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