Copération militaire avec un pays en guerre civile: L’Allemagne lâche aussi Paul Biya

Une situation sécuritaire chaotique dans au moins 6 des 10 régions du pays, Une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts, au moins 500.000 refugiés et déplacés internes dans ses deux régions anglophones, une crise sociopolitique née du contentieux postélectoral de 2018 avec au moins 500 prisonniers politiques au compteur, Telle est de façon non exhaustive, la situation prévalant au Cameroun qui révolte l’Allemagne.

Le pays de Angela Merkel vient de rejoindre le concert des Etats démocratiques embarrassés par l’obstination du régime du président Paul Biya à faire pourrir la situation sociopolitique et sécuritaire dans son pays et a manifesté son grand embarras vis-à-vis de son partenaire.

La première mesure de l’Allemagne qui aura consisté à indiquer à Yaoundé que sa coopération militaire avec le pays du président Paul Biya ne sera pas renouvelée, constitue un coup dur pour un régime qui, selon ses adversaires, tient sa légitimité et sa légalité plus du soutien de son armée et d’une police vouées à la répression en échange d’une rétribution conséquente et autres petits soins, que de l’adhésion des populations.

La raison, explique-t-on à Berlin, c’est que les autorités camerounaises lambinent quant à faire la preuve de leur volonté de trouver des solutions susceptibles de mettre fin à la guerre civile extrêmement meurtrière qui décime les régions anglophones du Sud-ouest et du Nord-Ouest du Cameroun depuis 2016.

Le député allemand Stefan Liebich qui rejoint en cela ses autres collègues parlementaires qui voient d’un mauvais œil le fait que le gouvernement Merkel continue de former une armée qui mène une guerre civile, « Il est juste et attendu depuis longtemps que cette mission non parlementaire de la Bundeswehr (armée allemande) à l’étranger soit terminée. Le fait que la Bundeswehr ait formé les forces de sécurité dans un pays où la guerre civile règne a été une aventure et une erreur ».

En quelque sorte, la coopération militaire avec le pays d’Afrique centrale est perçue comme une complicité dans le massacre par son partenaire,  de ses adversaires qui ne sont autres que des membres de la communauté camerounaise.

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