Cameroun : 2 ans de prison pour Mamadou Mota : Pari réussi pour Biya de châtier ceux qui ont choisi Kamto

Pour avoir répondu à l'appel des autorités pénitentiaires de les aider à calmer des prisonniers en colère contre le mauvais traitement à eux infligé, Mamadou Mota a écopé lundi de 2 ans de prison de ferme pour « rébellion en groupe ».   

Et de trois ! Après la condamnation le 8 août de 41 militants du MRC à 6 mois de prison par un tribunal qui les avait pourtant relaxés 8 mois plus tôt pour les mêmes faits, après la condamnation le 28 août de Wilfried Siewe et 4 militants du MRC à 3 ans de prison, le Tribunal de première instance d'Ekounou  a laissé tomber lundi à son tour, le glaive de… l'injustice sur la tête du 1er Vice Président de ce même parti en le condamnant à 2 ans de prison ferme.

Les choses se précisent de plus en plus : faute d'avoir pu trouver des charges crédibles pouvant justifier les arrestations massives des partisans de Maurice Kamto, le régime et la justice à sa solde que des langues habituées à aller trop vite en besogne ont accusé d’avoir orchestré la mutinerie de juillet à la prison de Kondengui, afin de s'offrir des alibis à peu de frais pour les besoins de la cause, seraient en train de réussir leur pari de faire payer leur choix à tous les Camerounais coupables d'avoir succombé au charme de Maurice Kamto ainsi que l’ont révélés les urnes le 7 octobre 2018.

Avec la condamnation le 9 septembre  de Mamadou Mota, Serges Branco Nana et autres qui avaient été ignominieusement enlevés et horriblement torturés presque à mort par des gendarmes du Secrétariat d'Etat à la Défense  chargé de la Gendarmerie, le pouvoir solde progressivement ses comptes aux partisans du plus irréductible de ses adversaires de ces 30 adernières années, Maurice Kamto, qui constitue quant à lui, le menu principal du dîner répressif.

Bien sûr, il dépend des Camerounais, y compris ceux qui servent le régime par peur de perdre leurs positions de rente ou de se retrouver derrière les barreaux, que le cours des choses change.

En attendant, tout le monde attend : opprimés et réprimés d’un côté, oppresseur-bourreau de l’autre, et au bon milieu, un peuple de spectateurs, passif et attentiste. Un peuple à qui, voyant la triste situation du Cameroun, le Pasteur et théologien allemand Emil Gustav Friedrich Martin Niemöller aurait dit :




“Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit,
Parce que je n’étais pas socialiste
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas juif
Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre.”

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