Cameroun : “Même dans 200 ans on ne changera pas la forme de l’Etat” Jean de Dieu Momo met fin au dialogue national de Biya

Nouveau  zélote du biyaïsme rampant, le ministre délégué Jean de dieu Momo n’en finit plus de révéler les secrets les plus cachés du régime de Paul Biya.

Après avoir révélé il y a quelques mois le projet génocidaire du régime contre les Bamilékés, faisant ainsi éclater la nature  ethno-fasciste du pouvoir au Cameroun, après avoir  exprimé sans circonlocution le peu de souci que le régime qui lui offre son petit déjeuner chaque matin et lui se faisaient de l’hécatombe en cours dans le NOSO tant que lui, Momo pouvait siroter du vin blanc (https://youtu.be/WQLSv3HObMo) , celui  que ses détracteurs qualifient de « plus bébête des ministres que le Cameroun ait jamais connus » s’illustre dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociauxpar une sortie qui, plus que toute autre, ferme les portes du « dialogue national annoncé par le chef de l’Etat avant qu’il ait même commencé.

C’est de toute façon ce qu’illustre cet extrait d’une déclaration de ce ministre qui donne de plus en plus l’impression d’avoir été nommé au gouvernement avec pour unique feuille de route d’exceller dans la bouffonnerie :

« This is the regime of the Cameroun,  from the beginning. From 1960. And we will not change, even in two hundreds.»

.  Entendez,

« La forme actuelle de l’Etat prévaut depuis le début, depuis 1960. Et nous n’entendons pas la changer, même après deux cents ans. »

Or pour qui sait, calculette en main, le nombre de décennies qu’il reste pour que l’on arrive à l’échéance des deux cents ans de monsieur Momo après lesquels l’on pourrait alors envisager la possibilité qu’une oreille soit attentive aux revendications relatives à la modification de la forme de l’Etat, on convient tout de suite que même les anglophones les plus modérés (Akere Muna, Agbor Balla, Chief Mukete…) sont d’office priés de s’abstenir de participer au débat annoncé. A fortiori, on peut imaginer ce qu’il en est des séparatistes et des sécessionnistes.

Déduction logique, à l’instigation du ministre Momo, les anglophones ne devraient pas déposer les armes comme le leur a enjoint Paul Biya, car ils n’auront plus alors aucune chance de se faire entendre même 200 ans après.

Il y a quelques mois, des partisans de Biya exultaient de voir l’ancien(?) opposant radical Issa Tchiroma chassé du ministère de la Communication (où il noyait à chaque fois le régime de Biya en faisant semblant de le défendre bec et ongles) pour le garer au ministère de l’Emploi. Rabat-joie, des observateurs leur faisaient remarquer que même de son garage du ministère de l’Emploi, Issa Tchiroma qui aurait juré de ne pas se reposer tant qu’il n’aura pas coulé ce régime qui l’a emprisonné sept ans durant (1984-1991), et ne l’a libéré qu’à la faveur de la loi d’amnistie qui accompagna le retour au multipartisme exigé par l’opposant Albert Yondo Black Mandengue, allait un jour soulever les millions de sans emplois du Cameroun contre le régime, le jour où, dans un de ces accès de mythomanie dont il est coutumier, il martèlera que « le président de la République, Son excellence Monsieur le Président Paul Biya, fait preuve de modestie caractéristique quand il affirme que 500.000 emplois ont été créés cette années, car il faut plutôt parler de 50 millions d’emplois créés pour les 25 millions de camerounais que nous sommes,  de sorte que chaque camerounais dispose de deux emplois à lui seul. Ceux qui disent le contraire sont des terroristes qui ont un agenda caché, et qui refusent de travailler ». Ce que  ces observateurs ignoraient, c’est que, lors du remaniement du 4 janvier 2019, Paul Biya  avait remplacé la fenêtre Issa Tchiroma par la porte Jean de Dieu Momo : un autre ancien opposant radical qui savait trouver les mots justes pour nommer la situation kafkaïenne que vivent les anglophones sous le régime Biya.

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