Cameroun : Christian Penda Ekoka dresse le bilan au vitriol des 37 ans de Biyaïsme

Donnant une conférence de presse mardi dans la capitale Yaoundé, l’ancien Conseiller technique à la présidence de la République n’a pas mis de gants pour faire le bilan des 37 années de pouvoir de Paul Biya que les partisans de celui-ci ont célébré en grandes pompes ce mercredi.

Il a beau chercher des circonstances atténuantes à un régime dont il était jusqu’à il y a un an l’un des conseillers du chef avant de passer dans le camp adverse pour ne pas cautionner la marche à grandes enjambées vers l’abîme sous la conduite de Paul Biya, qui lui-même agit à l’instigation de ses « créatures » et laudateurs automatiques, Christian Penda Ekoka ne résiste pas à l’envie de restituer à la vérité ce que le tableau réel du Cameroun lui doit : un Cameroun en pleine déréliction.

Arguments chiffrés à l’appui

Pour ce faire, Ekoka penda a donné à voir ce Cameroun où,
« en 40 ans, le réseau ferroviaire s’est rétréci au lieu de s’étendre »
Sur le plan énergétique, « A Mentchum, on n’a que les chutes, alors que le projet de barrage existe depuis des décennies » ;
« La route Bafoussam-Bamenda qui relie deux villes populaires, devrait déjà être une autoroute pour faciliter les échanges, mais la route existante s’est dégragée et n’existe même plus du tout. »
« Le barrage de Lagdo a quatre turbines, mais à ce jour une seule fonctionne,… ».
Celui que l’on accuserait difficilement de dire des paroles en l’air, puisqu’il était jusqu’en octobre de l’année dernière Conseiller technique à la présidence de la République, en déduit que si l’« On fait la politique pour qu’il y ait développement politique, économique et social” », …sous le Renouveau, ce n’est pas ça»
.

Institutions et partenaires internationaux du Cameroun à l’Index

Le leader du mouvement AGIR aussi pointé du doigt, au sujet du désastre camerounais, ce que l’on peut considérer comme la complaisance, voire la complicité des institutions financières et autres partenaires qui renflouent le régime, endettant des dizaines de générations à venir de Camerounais à travers leurs apports au Cameroun : «Si vous êtes au chevet d’un malade pendant vingt à 25 ans et que le malade ne guérit pas, et que vous ne vous inquiétez pas, ça veut dire que vous-mêmes ne cherchent pas à savoir si le malade avance vers la guérison », a-t-il critiqué.

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