Cameroun : Cabral Libii veut des élections à tous les prix et récolte une volée de bois vert

Le leader du PRCN a beau dénoncer les manœuvres frauduleuses de l’administration Rdpc qui ne se cache plus pour handicaper les forces politiques –réellement ou supposément- adverses au parti-Etat avant le début de la compétition prévue pour février 2020, et menacer de ne pas y prendre part, il tient quand même à se comporter en chef d’une « formation qui se respecte » (selon les termes de ses partisans), en participant aux élections,  véritable moyen de réalisation de l’objectif principal d’un parti politique qu’est la conquête du pouvoir.

Plus royaliste que le roi, et plus loyaliste que… l’aloi ?!

C’est pour cette raison qu’après avoir déshabillé une administration préfectorale, communale et fiscale visiblement et irrémédiablement à  la solde du parti Rdpc, le seul qui est créé  pour remporter des élections au Cameroun, monsieur Libii n’a pas hésité jeudi, à voler au secours de ses bourreaux, en préconisant rien moins que l’instauration de l’état d’exception dans les régions anglophones et un énième ajournement des élections législatives et municipales dans lesdites régions instables depuis trois ans.

En clair, alors que des partis comme le MRC et le SDF avancent que le retour au calme dans les régions anglophones suite à des négociations véritables  et sincères seront l’un des moyens de rendre les élections de février moins “incrédibles” et moins susceptibles de symboliser une sorte de volonté du pouvoir de Yaoundé et de sparring-partners  à ce double scrutin de consacrer la sécession de l’ancien British Cameroon, Cabral Libii penserait “realpolitiquement” que le pays ne peut pas cesser de vivre parce que l’une de ses composantes essentielles lutte contre son éradication. Mieux, qu’on peut créer des situation d’aggravation du conflit, afin de créer plus de morts, pourvu qu’il ait ses élections qui peuvent lui permettre de décrocher quelques conseillers municipaux et des députés.

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Florilège

Cette préconisation qui devrait certainement intéresser le régime en place, lequel n’a jamais fait mystère de sa volonté de résoudre le soulèvement anglophone par la répression -afin que « force reste à la loi et aux “institutions républicaines », n’a pas échappé à l’opinion publique, qui a violemment levé les boucliers sur « le jeune homme politique qui rêve d’arriver avant son, tour. ».

Qui tue par Twitter… vérifiera la dégringolade de sa côte de popularité par tweets

Le réseau social Twitter a servi de théâtre de défoulement aux internautes qui se sont jetés à… claviers raccourcis sur celui que d’aucuns appellent depuis un certain temps « Koagne Kerosène” ou l’opportuniste chasseur de primes.

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