Cameroun : Le régime à l’épreuve de la pression Onusienne

A l’issue d’une récente assise du conseil de sécurité des Nations Unies, la situation de la sous-région Afrique centrale a été passée en revue avec une emphase sur la situation qui prévaut actuellement au Cameroun

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a salué la convocation du Grand Dialogue national par le Président Paul Biya en faisant savoir tout de même qu’il est impérieux que « Le dialogue doit se poursuivre avec toutes les parties intéressées, y compris les groupes armés, les populations locales, la diaspora et les chefs de l’opposition, afin d’apaiser les griefs sous-jacents de ceux qui se sentent marginalisés et de répondre aux aspirations de la population. » peut-on lire entre les lignes de ce rapport. C’est dire que dans un esprit d’ouverture, les officiels de Yaoundé sont invités à prendre langue avec les majeurs de la sphère politique au Cameroun, dont Maurice Kamto, et les groupes armés reclus dans la brousse et actifs sur le terrain des opérations contre l’armée régulière. Si le Conseil recommande la tenue d’élections transparentes en février 2020, les imperfections du Code électorale demeurent l’entrave principale à cette échéance. Soucieux de l’adoption des mesures de confiance et de réconciliation devant la crise humanitaire qui affecte les régions à majorité anglophone, l’instance Onusienne recommande d’adopter des mesures de confiance et de réconciliation. Le régime de Yaoundé est  engagé à redoubler plus d’efforts dans la lutte contre l’impunité et à veiller au respect des principes du droit international demande à tous les acteurs de respecter les principes du droit international des droits de l’homme. C’est proprement une invitation à cesser les exactions arbitraires souvent perpétrées contre des civils dans les deux régions anglophones. Le Conseil de Sécurité de l’Onu « encourage le Gouvernement camerounais à honorer les engagements qu’il a pris dans le cadre de l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme et à prendre rapidement des mesures pour donner suite aux recommandations faites par la mission d’évaluation technique du Haut- Commissariat aux droits de l’homme en septembre, notamment au sujet des allégations de violations des droits de l’homme dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». Au nom de son sens de l’intérêt, Paul Biya et les siens ont jusqu’ici relégué ces hypothèses salutaires au second plan qu’il est venu le temps de faire le nécessaire.

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