Cameroun-Crise anglophone: Nouvelles mains tendues pour sortir de la crise

Après le fiasco de la médiation annoncée en fin juin par la confédération helvétique, l’hypothèse d’une médiation conjointe des Etats-Unis et de l’ONU en vue de la résolution de la crise sociopolitique qui a cours au Cameroun depuis plus de 3 ans.

Après le fiasco de la médiation annoncée en fin juin par la confédération helvétique, l’hypothèse d’une médiation conjointe des Etats-Unis et de l’ONU en vue de la résolution de la crise sociopolitique qui a cours au Cameroun depuis plus de 3 ans

Cameroonvoice vient d’apprendre l’ONU et les Etats-Unis d’Amérique sont sur le point de  s’investir dans le cadre d’une médiation pour résoudre la crise qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

La démarche prendra la suite de celle initiée par le Centre pour le dialogue suisse avec le soutien du Gouvernement de la helvétique  qui était censé mettre aux prises plusieurs leaders séparatistes dans le cadre de réunions préparatoires sécrètes. Pas osé de croire que dans la mosaïque des contingences qui ont pesé pour l’aboutissement prochain de cette résolution il y a les récentes sorties du député français de la Haute-Garonne Sébastien Nadot. Le parlementaire a ouvertement invité son pays à sortir de son mutisme, et de se pencher sur la situation désormais préoccupante du Cameroun. Avant lui, les Etats-Unis, la Belgique, la Hollande  ont relevé l’urgence de la mise en route d’une délégation en vue d’une enquête profonde sur les crimes commis dans les deux régions à majorité anglophone du Cameroun. Ils caressent le rêvent que les conditions de vie des populations reviennent à la normale avec l’obtention d’un véritable cessez-le-feu.

Il nous revient que c’est par l’entremise de l’équipe de Sissiku Ayuk Tabe, actuellement en détention, qui a pris langue avec le député Sébastien Nadot dans l’optique d’une résolution véritablement consensuelle de la crise anglophone.  

Difficile de se prononcer à cette heure sur les chances de réussite de cette autre tentative de médiation. Mais il est un challenge incontournable ; les Etats-Unis et l’ONU se doivent de roder leur démarche et de se fier aux bons acteurs ; ceux-là même qui ont une influence réelle sur le terrain des opérations. La bonne disposition du Gouvernement camerounais à privilégier l’intérêt général des populations Camerounaises, à privilégier l’arrêt du bain de sang au nom de la fierté ou des strapontins est une variable déterminante pour la réussite de cette initiative annoncée.

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Rappelons que 3 ans après ce conflit on  estime le bilan humain à plus de 3 000 morts, sans compter les millions de déplacés inters et externes.

Le GICAM (Groupement Inter patronal du Cameroun)  a récemment indiqué que plus de « 40 milliards de fcfa » ont été perdus dans près de dix entreprises du secteur formel sans oublier les édifices publics à l’instar des routes, ponts, des établissements publics, des hôpitaux, des services départementaux de diverses administrations, palais de justice, bureaux de police et de gendarmeries victimes des actes de vandalisme.

Devant cette situation préoccupante, le régime en place se presse lentement à trouver des solutions réelles. Outre le dialogue National considéré par d’aucun comme  un monologue entre les mêmes prévaricateurs du régime en place, aucune mesure n’a véritablement satisfait les séparatistes reclus dans les brousses jusqu’ici. Le double scrutin annoncé pour février 2020 alors que l’instabilité est permanente dans les régions anglophones du Cameroun les a  confortés à l’idée que le régime en place est davantage préoccupé de se maintenir au pouvoir. De facto, les exactions se poursuivent sourdement avec une évolution constante de régime.

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