Cameroun-Elections 2020 :la promesse sanglante des “Ambazoniens”

A moins d’un mois de la tenue du double scrutin de février prochain, les partisans de la république factice d’Ambazonie, font des promesses de morts à tous ceux qui iront le 9 février 2020 aux urnes, dans les régions anglophones.

A quelques jours des élections municipales et législatives de 2020, les promesses de sanctions sanglantes et sévères se multiplient. Les ambazoniens  n’ont de cesse de multiplier les menaces à l’endroit les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Depuis 4 jours maintenant, ils propagent des supports (tracts) de boycott, des élections municipales et législatives du 9 février prochain dans les rues des régions Nord-Ouest et Sud-Ouest. Ils sont fermes : « pas de vote » dans ces deux régions. Selon eux ces échéances électorales concernent la République du Cameroun, et non la leur (ambazonie). Tout en indiquant aux populations qu’ils seront sans pitié, ils avisent toute personne qui se rendrait dans un bureau de vote à la date des élections, qu’ils feront montre d’un réel sens de la torture. Ils promettent alors des sanctions exemplaires à tous ceux qui ne respecteront pas le mot d’ordre du Boycott.

Les élus et parlementaires du Social Democratic Front (SDF) sont principalement dans la ligne de mire des rebelles. Des menaces de morts, d’enlèvements et de suppression massive de famille, sont entre autres sanctions qui leurs sont promises.  C’est la convocation du corps électoral par Paul Biya le 10 novembre dernier qui a donné le ton du courroux et des menaces des « ambazoniens ». Il y a de quoi les prendre au sérieux. Certains  élus SDF ont vu leurs logis se faire incendiés. Tel est le cas de Wilfried Fusi Naamukong, député de la Mezal dans la région du Nord-Ouest et qui a retrouvé  son domicile en flamme, à Mankwi par Bafut, dans la nuit du 5 janvier 2020. « Je n’étais pas là à ce moment et le chef des gens qui étaient chez moi m’a appelé tard dans la nuit, pour me dire qu’ils viennent de mettre le feu à mon domicile. Je lui ai demandé ce qui se passe, il m’a répondu qu’il ne peut rien me dire à part que ma maison est incendié » précise M. Fusi Naamukong. Tout en se rappelant que le mois dernier encore, c’est toute une zone électorale du SDF qui avait décidé de se retirer de la course aux municipales et législatives, c’est le cas de Bafut. Les ambazoniens continuent avec maestria de mettre la pression aux populations pour la non-tenue de ces élections dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest, une seule promesse venant de ces rebelles ; gâcher le double scrutin. Du 7 au 12 février 2020, ils promettent d’instaurer un verrouillage général afin d’empêcher l’effectivité de ces élections.

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