Ce que l’union africaine veut changer à l’ONU

Malgré les divisions qui persistent, au récent sommet de l’Union Africaine et en adresse au Conseil de sécurité de l’ONU, les États membres africains, demandent à réformer la sphère onusienne pour une meilleure représentativité du continent africain.

À Addis-Abeba, il n’y a pas que la réforme de  l’Union Africaine qui nourrit les discussions, l’Organisation des nations unies elle-même a également une place d’honneur au centre des discussions, davantage sur la question de son Conseil de sécurité que tous les États-membres espèrent réformer. Une question discrète qui fait enfin débat à ce jour, car, d’un forum international à Dakar à un autre à Addis-Abeba avec un détour à Doha, il est plausible d’y prêter une petite attention, pour cerner sans difficulté les satires à destination de la lointaine base de « New-York ». Les Chefs d’États africains sont unanimes, ils condamnent « l’impérialisme » de ces fieffés expiateurs, de la communauté internationale dans ce cercle.  D’autres même vont plus loin, et  y voient une sorte de « néocolonialisme des grandes puissances ».

Quelques évènements macabres survenus en Afrique viennent corroborer le postulat de ces dirigeants africains. Le cas le plus patent la mort de l’ancien chef-d’Etat libyen Mouammar Kadhafi et la chaotique année 2011, qui sont indubitablement venus alimenter les propos de certains diplomates africains.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres de passage à Addis-Abeba à la veille de l’ouverture du sommet des chefs d’Etats africains, s’est lui-même accordé avec le chant de cœur : « En Libye, alors que l’Union Africaine tentait de convaincre Kadhafi de quitter le pouvoir, le Conseil de sécurité a choisi l’option des bombardements… », A-t-il déclaré. Une dénonciation d’une volonté manifeste de la fourberie orchestrée par ses pairs, européens. Pour le patron de l’ONU, l’Afrique aurait été admise au Conseil de sécurité de l’Onu que jamais certains problèmes ne seraient  survenus en Afrique. Un peu plus loin, Antonio Guterres  dit comprendre pourquoi les africains se sentent autant écartés. « Je comprends parfaitement pourquoi, depuis 2011, les pays africains se sentent  maintenus à l’écart ». Pour celui qui pilote les actions de l’ONU, il faut garantir à l’Afrique une présence juste au conseil de Sécurité.

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Cependant des voix africaines se sont aussi prononcées sur cette question du Conseil de sécurité. Seulement quelques heures plus tard, pour le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat : « Les nations Unies ont une responsabilité dans les crises en Libye et au Sahel, particulièrement le Conseil de sécurité ». Même s’il reste inquiétant de savoir que l’Union Africaine est devenue experte en vaines déclamations et élucubrations ; après cette déclaration, dans l’assistance on pouvait apercevoir les présidents tchadien Idriss Déby Itno et béninois Patrice Talon, témoigner d’une approbation des plus turbulentes.

Yvan Ngon

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