Elections au Cameroun : Entre Kirikou et la sorcière Karaba, dites qui du président et de “certains partis politiques” est “petit”

Arrêt sur images.

Au Cameroun, il y a certains « petits partis politiques » (MRC, CPP, UPC-Manidem, et FDR) (dixit certain satrape fossilisé et frelaté d’Afrique), qui font courir les grands partis.

C’est le cas par exemple quand les grands partis sont obligés de bâtir toute leur campagne électorale sur la décision des “petits partis politiques” de ne pas participer à des élections qui puent la farce à des milliers de lieues à la ronde.

Mais là où l’on en vient parfois à se demander si les dieux ne sont pas tombés sur la tête et si les “petits partis politiques” ne sont pas finalement les plus grands, de sorte que pour les invectiver il n’y ait en face que de petites gens (les mauvaises langues diraient de “petits présidents”, c’est quand les supposés “grands partis politiques” sont incapables de respecter une simple loi électorale –déjà taillée sur mesure pour eux- qu’ils ont eux-mêmes votée, mais montrent plus d’habileté à tricher sans vergogne lors d’une élection qu’ils ont gagnée à l’avance, en s’octroyant par exemple 35  des 180 sièges de députés mis à l’abri de la concurrence grâce aux tours de passe-passe d’une administration combinarde à leur solde, qui est allée jusqu’à empêcher les sparring-partners du plus grand des “grands partis politiques” de faire ne serait-ce que de la figuration.

En fait voilà la grande question sur les notions de grandeur et de petitesse au Cameroun qui refait surface, et qui nous rappelle que les plus grands ne sont pas toujours ceux qui clament l’être.

Cette idée que le tigre n’est pas celui qui clame sa “tigritude” mais l’animal qui attrape sa proie et la dévore est traduite en français simple par l’auteur du film d’animation du réalisateur français Michel Ocelot“Kirikou et la sorcière”.

Un film dont la chanson phare est celle qui chante la modestie physique –du point de vue de ses mensurations- du héros Kirikou, lequel va finir par faire mordre la poussière à la méchante et frustrée sorcière Karaba.

Cette chanson, l’homme politique camerounais Albert Dzongang, ancien camarade politique du grand président camerounais, n’a pas résisté à l’envie de le reprendre à son compte pour remettre les pendules à l’heure, quand il s’est agi de faire comprendre que les plus petits ne sont pas ceux que l’on désigne comme tels, du bout des lèvres le temps d’une livraison illégale de sentiment d’après vote, juste dans un centre de vote où un président hors-la loi ou au-dessus des lois de son pays dont il est le premier garant du respect, vient d’accomplir son devoir citoyen.

« Kirikou est tout petit comme ça, mais il est fort », a réagi Albert Dzongang, alors que le petit président raillait la petitesse des partis politiques qui en avaient appelé au boycott. Du coup, certains observateurs n’ont pas hésité à faire la déduction qu’il faut : Si le camp du boycott a pour chef de file le MRC de Maurice Kamto, alors le camp de la participation serait dirigé par la méchante sorcière Karaba. Suivez notre regard, et vous comprendrez rapidement qu’il faut être un(e) grand(e) méchant(e) sorcier (ère) pour qualifier “d’apprenti-sorcier” tout un peuple qui s’offusque contre la modification de sa constitution aux fins de perpétuation de son pouvoir, mais que l’on tente de présenter comme des émeutiers de la fin après en avoir fait tuer près d’un demi-millier entre le 25 et le 28 février 2008.

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