Nigéria: Après 35 000 morts, Buhari cède face à Boko Haram ?

Le président nigérian, Muhammadu Buhari s’est rendu ce 12 février 2020, dans l’Etat du Borno pour rassurer sur l’amélioration des dispositifs de sécurité, après les récentes frappes de Boko Haram dans ledit Etat.

Au nord-est du Nigéria, les djihadistes de l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) n’ont de cesse de multiplier les attaques dans l’Etat de Borno. Déjà quatre attaques en deux mois, ce 11 février encore, ils se sont heurtés aux forces de sécurité, leur ennemi de tous les jours. Au lendemain d’un virulent massacre qui a fait trente morts chez des civils, le chef d’Etat nigérian Muhammadu Buhari venait « témoigner son respect » aux familles des victimes et aux autorités locales. C’est le lundi 10 janvier, que des combattants du groupe d’Iswap, faction de Boko Haram notamment affilié à l’Etat islamique, ont orchestré un massacre des plus sanglants. Arrivés à bord de véhicules et de motocyclettes, armes à la main, les assaillants ont attaqué un poste militaire dans le village de Tungushe, près de la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri. Résultat des courses, trente morts parmi les civils et ils ont « tué un soldat et blessé un autre avant de s’en aller » a relevé un officier militaire à l’AFP. Il a aussi fait remarquer que deux insurgés ont également été tués.

Nouvelles de décès ne marchant jamais seule, au même moment, un peu plus près de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria, dans l’importante localité de Rann, des insurgés témoignent aussi leurs préférences mortifères sous prétexte religieux. À bord de motos et de quatre véhicules équipés de mitrailleuses, des rebelles ont attaqué les positions militaires de défense de ladite localité. Trois miliciens civils ont perdu la vie et, plusieurs terroristes ont été tués lors de la rixe. D’après Ibrahim Liman, chef de milices civiles qui combattent aux cotés de l’armée nigériane à Rann, « par la suite, les insurgés se sont rendus dans la ville voisine de Gajiganna, où ils ont mené une deuxième attaque, tuant un autre soldat et emportant avec eux un véhicule militaire ».

À son retour du sommet de l’Union Africaine, le président Muhammad Buhari, élu une première fois en 2015, sur la promesse d’éradiquer complètement la secte islamique Boko Haram, s’est dit attristé par les dégâts humains causés à Rann et à Maiduguri mercredi. Celui qui fait de réelles prouesses dans les secteurs de l’entrepreneuriat, militaires  et de l’agro-industrie, se retrouve incapable d’agir face à Boko Haram et à l’Iswap.

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Des soldats Nigérians

Le bilan des activités terroristes est catastrophique, depuis 2009, c’est 35 000 morts au Nigéria seulement. Rann est à quelques 175 kilomètres au nord-est de Maiduguri, où 35 000 personnes déplacées par les violences djihadistes y ont trouvé refuge. Toujours sujette à des attaques intermittentes, l’Etat de Borno dit reprendre l’ordre des choses et promets un retour rapide et efficace à la sécurité, sur les mots du président de la République.

Yvan Ngon

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