Côte d’Ivoire : Voici pourquoi Alassane Dramane Ouattara n’est définitivement pas candidat à la présidentielle 2020

La fin du deuxième et dernier mandat présidentiel du président Alassane Ouattara coïncidera avec la fin de la carrière présidentielle de celui qui était arrivé à la magistrature suprême de son pays en avril en 2011 dans les chars de la France et de l’Onuci, et sous les bombes larguées par les mêmes, à l’issue d’une élection présidentielle controversée, mais qui a décidé de sortir par la grande porte.

« Tout au long de ma carrière, j’ai toujours accordé une importance particulière au respect de mes engagements. En conséquence, j’ai décidé de ne pas être candidat en 2020 », a déclaré jeudi, le président ivoirien, qui d’ores et déjà rentre dans l’histoire comme l’un des rares hommes d’État encore dans les très bonnes grâces de la Françafrique, à n’avoir pas opté de s’éterniser au pouvoir au moyen de tripatouillages constitutionnels, en abrogeant la clause constitutionnelle de limitation des mandats présidentiels.

« Cela a été un honneur de servir mon pays », a par ailleurs affirmé le successeur de Laurent Gbagbo, lors d’un discours devant les parlementaires réunis en Congrès ce jeudi 5 mars 2020 à Yamoussoukro.

Il faut pourtant noter que si ce n’est pas vraiment une surprise, l’homme fort de Yamoussokro ayant annoncé son intention de laisser la jeune génération pour suivre l’œuvre de construction que le processus de son arrivée au pouvoir avait profondément déstabilisé, il avait ces derniers temps fait mine de se rétracter, en affirmant que son retrait de la course à la présidentielle de 2020 sera conditionné par le maintien à l’écart de la vieille garde politique ivoirienne. Même s’il ne les avait pas désignés nommément, des observateurs avisés n’avaient pas manqué d’y voir une allusion à ses deux prédécesseurs encore vivants, henri Konan bedié et Laurent gbagbo.

Ce retour à ses engagements initiaux a donc de quoi interroger, d’autant que Henri Konan Bedie et Laurent Gbagbo ne se sont pas encore prononcés sur leur éventuelle participation ou non à l’élection d’octobre.

Les analyses de ces dernières heures que Cameroonvoice a pu compulser induisent que le “PRADO” aurait procédé par calcul, en posant les équations respectives de la division du FPI en faction pro Affi N’Guessan et faction pro Laurent Gbagbo d’une part, et d’autre part, de l’impossible remontée dans l’estime des Ivoiriens de Konan Bédié, figure politique fossilisée comme on n’en veut plus en Afrique, et personnage trop mouillé avec lui Ouattara, pour revendiquer une quelconque virginité politique et regimber des aiguillons de la déchéance dont il n’a été tiré qu’à la faveur du conflit entre Gbagbo et la France (de 2002 à 2011) par Ouattara, Bédié et connexes interposés. Nous y reviendrons.

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