Cameroun : Vérités sur l’attaque de Galim

L’arrondissement de Galim situé dans la région de l’Ouest a fait l’objet d’une attaque armée ce 7 mars 2020 dont le bilan provisoire se chiffre à 9 morts. Retour sur un drame des bandes armés séparatistes qui a semé l’effroi dans le cœur des populations.  

L’attaque de Galim a été perpétrée par une vingtaine de personnes présentés comme des séparatistes lourdement armés qui ont rallié la ville à bord de motos dans le coup de heures le 7 mars 2020. Irruption malheureuse aux dégâts importants ; cet assaut qui visait la brigade et commissariat sécurité de Galim a coûté la vie à neuf personnes dont 02 Gendarmettes appelées Nougue Maeva et Boumla Emelda qui ont succombé à à de graves blessures et 2 policiers ; notamment l’inspecteur de Police Principal  deuxième grade Nsangou et le Gardien de la Paix Djeugap. Les quatre autres victimes sont des civils dont l’un dénommé Supuyo Salifou était en garde à vue. Il nous revient également que l’attaque a fait plusieurs blessés graves.  Les assaillants ont emporté du matériel militaire à savoir 03  fusils Ak 47 et 06 boîtes chargeurs garnies pour ce qui est de la Brigade et de 02 armes de type  FAL et PM  avec des munitions pour ce qui concerne le Commissariat de police de cet arrondissement. On n’a enregistré aucune perte humaine dans les rangs des séparatistes.

Selon les témoignages, la ville était plongée dans le noir (coupure d’énergie) lorsque sont arrivés les assaillants. Un net avantage  pour eux tant ils ont facilement pu encercler discrètement les deux unités avant de commettre leur forfait. Pris de court, certains éléments des forces de l’ordre ne sont en vie que parce qu’ils se sont repliés dans la brousse au moment de l’attaque après plus d’une heure d’échange de coups de feux nourris avec les séparatistes. La ville s’en est vidée d’un trait ; les populations ayant rallié leurs domiciles en course. C’est alors qu’ils ont fait intrusion dans les unités et procédés à la fouille qui leur a permis d’emporter du matériel militaire. A l’évidence, les séparatistes sont venus se ravitailler dans ces unités. L’attaque menée, ils ont pris la direction de Bafandji dans le Nord-Ouest d’où ils venaient pour rejoindre leurs bases qui se trouveraient  à BAMBALANG ou NDOP.

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Les corps des victimes de l’attaque ont été acheminés et gardés à la morgue de l’hôpital de district de Mbouda. Et des renforts ont été envoyés pour redoubler la sécurité dans cet arrondissement de plus de 8000 habitants. C’est une première attaque dans cet arrondissement de la région de l’Ouest. Les populations sont dès lors plongées dans la peur malgré les assurances. Aucune réaction officielle n’a encore été faite pour ce qui est de cette attaque pour le moins inhabituelle tant elle traduit la menace permanente à la sécurité dans toutes les localités voisines aux deux régions à majorité anglophone.   

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