Cameroun : Bamenda résolument sous l’emprise des rebelles ?

Dans le nuit du 9 au 10 mars 2020, des multiples coups de feux intermittents ont obligés les populations de la ville de Bamenda à rester chez elles, même après le lever du soleil. Elles n’en font pas moins lorsque sont lancés des mots d’ordre de grève de ces derniers.

Mardi 10 mars 2020, les ruelles de la cité capitale de la région du Nord-Ouest SONT vides; aucune activité observée. En dépit de l’aurore matinal, la ville est déserte comme une ville morte . La cause de cette inattendue désertion de la ville de la part des habitants de Bamenda, remonte à la nuit 9 et au petit matin du 10 mars 2020. Une nuit assez mouvementée par des tirs d’armes répétitifs et qui ont duré de longues heures. Aucune des partie impliquée dans cette rixe, à savoir les forces de défense et de sécurité et les groupes rebelles n’ont levé le mystère sur le bilan meurtrier qui s’en est suivi.

« Un peu plus tôt dans la nuit, aux environs de 21 heures ou 22 heures, des détonations ont été attendues à plusieurs recoins de la ville de Bamenda », a confié une source à Cameroonvoice. Ces détonations ont marqué le début de la bataille, qui cette fois-ci A touché la quasi-totalité de la ville car « Old Town et Up sation, des quartiers jusqu’ici encore épargnés par les incursions sécessionnistes. Ont été compté parmi les lieux des détonations d’hier nuit», indique la même source à Cameroonvoice.

Bien que le gouvernement Camerounais n’ait pas encore pensé à faire une communication sur ce sujet jusqu’ici, il nous revient que les assaillants ont formulé une doléance Précise. Juste après les détonations, des témoins ont affirmé avoir entendu des hordes de manifestants nocturnes exiger la libération de Sisiku Ayuk Tabe, le dernier leader sécessionniste condamné par le tribunal militaire de Yaoundé.

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Pendant plus de six heures-durée du mouvement-des Camerounais ont eu vent de ces tragiques événements par le biais des réseaux sociaux. En effet, aux environs de 20 heures, des fuites – certainement orchestrées par les familles de quelques éléments de forces de sécurité engagés sur le terrain – ont permis de savoir que plusieurs unités de la police camerounaise ont subi des attaques d’hommes armés dans cette ville.

Entres autres, des postes de polices, de gendarmeries et des civils sont tués chaque 48 heures, Ils multiplient les attaques, en trois jours c’est plus de 10 morts. Le communiqué du gouvernement est toujours attendu sur les questions de l’explosion de la bombe sur la place de fêtes de Bamenda, l’attaque de brigade de la gendarmerie et du commissariat de sécurité publique de Galim, à l’Ouest, la succession de tous ses attentats – commis à intervalle de 48 heures – laissent penser que les rebelles ont décidé de doubler d’ardeur dans leur pratiques et leurs attaques pour le plus mortuaire, et que le gouvernement perd son latin et surtout le controle de la situation.

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