Cameroun : une émouvante chanson sur la crise anglophone

Illustrée par une représentation de personnages animés, une chanson composée par des artistes musiciens Camerounais dont Daphné, Chako the great et autres  représente à la perfection la douleur que traversent les populations du Nord-ouest et du Sud-ouest.

2min20, c’est le temps qui a suffi à ce collectif d’artistes pour mettre en chanson le calvaire qui traversent les populations du Nord-ouest et du Sud-ouest depuis l’an 2017. C’est un quotidien hanté par le sang, la peur et le danger. La tristesse de trouver un corps criblé balles, gisant sur le sol tous les matins, la peur de se voir bruler dans son sommeil avec tous ses proches comme les familles de Ngarbuh, la course continuelle pour s’éloigner des coups de feu si l’on veut survivre. Les coups de feu nourris entre les soldats et les bandes armées. La chanson illustrée la raconte bien dans l’optique de démontrer que « Le pays est gâté…Que la tristesse est permanente…Que mon pays va mal » reprennent les artistes. Au fil de ce titre d’une rare singularité,  une interrogation revient incessamment.

La chanson reprise sur Tweeter

Si la crise qui perdure dans le NOSO est un film, Qui est l’acteur (héros) ?  qui est le (Chefbang) ? (l’opposant celui qui nuit, qu’il faut éliminer pour avoir la paix….). Si c’est un film, c’est celui d’un peuple qui prend son courage à deux mains pour s’entretuer ; si c’est un film c’est celui dont le dénouement se résume surement en la mort du plus grand nombre.   Mais qui en serait le héros ? sans doute pas ces populations vulnérables recluses dans les brousses qui meurent ou se font tuer dans le silence.  Qui en serait le héros ? Ce ne sont certainement pas ces militaires ou Camerounais armés qui s’entretuent dans les batailles rémanentes. Personne n’y gagne à part ceux qui, au lieu d’initier un dialogue franc envoie leurs compatriotes combattre ceux des Camerounais qui ont un avis différent du leurs ces personnes ont envoyé près de 12000 camerounais à l’abattoir.

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 S’il y a un chefbang, ce n’est ni dans l’un ou l’autre camp des combattants sur le terrain, c’est celui qui entretien cette crise qu’on peut pointer du doigt. Dans un  camfranglais bien agencé qui rappelle notre mélange les auteurs s’interrogent finalement « Qui va sauver le Cameroun de la douleur ?…Pourquoi tu veux tuer ton frère ?…Pourquoi tu veux tuer des orphelins ? » et de conclure « Seuls ceux qui n’ont pas encore traversé la guerre peuvent la savourer. Sois le gardien de ton frère (Camerounais) et non celui qui le tue. »

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