Niger: l’armée neutralise un commandant de Boko Haram

L’un des chefs des multiples factions de la secte islamique Boko Haram a été tué, du moins c’est ce qu’a annoncé le jeudi 19 mars 2020, le ministère de la défense de l’Etat nigérien.

Le gouvernement nigérien a annoncé avoir tué Ibrahim Fakoura, lors d’une opération militaire de l’armé nigérienne sur les îles du Lac Tchad au sud-est du pays et, repère d’islamistes nigérians. C’est le ministère de la défense qui a annoncé jeudi 19 mars avoir tué la « figure de proue » du groupe djihadiste Boko Haram. « Les éléments des forces armées nigériennes, déployés dans la région de Diffa, ont mené une opération sur les îles nigériennes du Lac Tchad du 10 au 16 mars, ce qui a permis d’éliminer Ibrahim Fakoura, un des chefs de faction de Boko Haram, et plusieurs de ses compagnons », selon un communiqué qu’a publié le ministère de la Défense. 

Le nom seul de cet ex-combattant de Boko Hram faisait peur à bien de personnes, et même à certains Etats Africains tout entier. Les moult chefs d’accusations portées contre lui ont tracés son hideuse renommé. Ibrahim Fakoura est en réalité une « figure de proue de l’Eta islamique en Afrique de l’Ouest » – Boko Haram ayant prêté allégeance à l’Eta islamique 2015 –  et est « impliquée dans plusieurs attaques horribles contre les civils et les forces de défense et de sécurité », a ajouté le ministère, qui l’accuse aussi d’avoir participé à des « enlèvements contre paiement de rançons », fréquents dans cette région du pays.  L’opération qui « s’inscrit dans le cadre de la force multinationale mixte » (Niger, Nigéria, Tchad, Cameroun), a été « conçue et planifiée par des éléments des armées nigériane et nigérienne et appuyée par un partenaire stratégique », précise le ministère.  Lundi encore les autorités de la capitale Niamey, avaient annoncées avoir « neutralisé » 50 combattants de Boko Haram après une attaque des islamistes contre une position de l’armée à Toummour, dans le sud-est identique.

Toutefois, une seule inquiétude règne au sein des populations nigériennes, la mort d’Ibrahim Fakoura a été une parmi les décès de plusieurs autres chefs de factions du groupe islamique. Bien que certains nigériens restent sceptiques à l’idée de croire en une mort dont ils n’ont vu le corps. Tout en rappelant que la région de Diffa abrite selon l’Onu 120 000 réfugiés nigérians et des milliers de déplacés fuyant les exactions de Boko Haram. Pour les populations la réjouissance viendra lorsque la secte Boko Haram cessera de commettre des exactions et non pas, parce que un de ses chefs de factions a été tué. 

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