Coronavirus : Biya veut sacrifier les Camerounais pour 13 sièges au Parlement

Malgré la Propagation inquiétante du Covid-19 au Cameroun, le gouvernement est déterminé à organiser ce 22 mars les élections devant déterminer 13 députés restant dans 11 circonscriptions électorales dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

C’est 5 jours seulement après l’entrée en vigueur des 13 mesures du gouvernement Camerounais que vont se tenir ces élections partielles. Si le plan de riposte de Paul Biya disposait que «les rassemblements de plus de cinquante (50) personnes sont interdits sur toute l’étendue du territoire national…es déplacements urbains et interurbains ne devront s’effectuer qu’en cas d’extrême nécessité » une élection qui pouvait simplement être reportée constitue visiblement une extrême urgence pour le gouvernement Camerounais. L’échéance de ce dimanche va en effet regrouper près de 300 000 potentiels électeurs et six partis politiques sont en lice notamment le SDF, UDP, BRIC, OPDC, CDP et RDPC.

Cette situation témoigne simplement du fait que Biya ne se soucie pas du danger qui guette les Camerounais. Les populations que le Gouvernement appelle à rester confinée chez eux se disent choquer de cette obstination pour le moins controversée du régime  Biya. « C’est quoi l’urgence de maintenir ces élections en temps de crise sanitaire? Nous demandons le confinement mais nous demandons aux mêmes populations d’aller voter? », S’interroge avec indignation Emmanuel, un Camerounais.  Paul va dans le même sens en regrettant qu’au « Cameroun, les politiques s’en foutent carrément tu sors de la population, dire un truc et faire le contraire derrière, comment la population va prendre toutes les mesures annoncées au sérieux ? Vraiment triste ».  

Le Gouvernement a sans doute pris les dispositions pour la tenue de ces élections partielles dont l’effectivité avait été compromise le 9 février dernier par la crise qui secoue depuis 2016 les régions à majorité anglophone du Cameroun. Outre la situation sécuritaire qui n’est pas propice à la tenue de ces scrutins, la menace du nouveau Coronavirus (avec 40 cas confirmés au Cameroun) est un élément supplémentaire qui aurait poussé le Président Paul Biya à prendre une décision pour le report de cette échéance. Son obstination est à la hauteur de sa soif du pouvoir tant la dixième législature  n’a eu aucune entrave à débuter ses travaux. Et même si le souci de faire à ce que toutes les parties du pays puisse participer à la vie de la Nation par les urnes, il est loisible de constater qu’affaiblie, terrorisée et confinés par une menace globale, le peuple camerounais est lâché par un président dont les intérêts sont ailleurs.

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