Covi-19 : En perte d’influence, Boko-Haram frappe à nouveau

Alors que l’attention des populations et des autorités est tournée vers le Covid-19 et la crise au No-So, le groupe islamiste tente de ramener l’attention sur lui. Mardi 24 mars 2020 à Mora, un attentat kamikaze a été perpétré par la secte terroriste Boko Haram.

C’est à 6 heures et 30 minutes qu’une jeune femme, membre de la secte Boko Haram a tenté d’amener avec elle dans l’au-delà, une poignée de civils. Venant de Bondéri, non loin de Mora à l’extrême-nord Cameroun, elle a pu traverser les deux frontières qui séparent sa ville de provenance de Mora sans se faire interpeller. Elle s’est fait exploser derrière le Lycée de Mora, à partir d’une charge artisanale. Ayant réussie a échappée à la vigilance des forces de sécurités présentes sur le terrain, celle qui avait apparemment bien préparé son coup n’a pas véritablement eu de difficulté pour aller au bout de sa mission mortuaire.

Les témoins sur place racontent « qu’un grand bruit les a alertés, tôt le matin à 6 heures et il venait de derrière le lycée ». Des vigiles du Lycée se sont rués vers le lieu de l’impact avant de découvrir le corps calciné et déchiqueté de la jeune femme du groupe Boko Haram. Les autorités en place n’ont enregistré aucune victime liée à l’explosion. Mais c’est la psychose au sein des populations de Mora et ses environs, craignant ainsi qu’il y ait dans la ville d’autres émissaires de la nébuleuse. « On ne peut pas dormir tranquillement, sachant que chaque jour ils peuvent débarquer le matin ou la nuit et nous tuer. L’épidémie vient encore compliquer les choses, en confinement il est plus facile pour les Boko Haram d’entrer discrètement dans nos foyers et nous assassiner sans même que les forces de défenses ne soient au courant », a déclaré par téléphone un témoin de l’incident qui a souhaité garder l’anonymat.

Cette attaque est arrivée comme un rappel à plus de considération de la part des autorités et des populations camerounaises. L’explication logique n’a pas encore été donnée, celle de savoir pourquoi cette jeune femme aurait choisie d’aller exploser à 6 heures, derrière les classes d’un lycée, si tant est que son explosion avait un but.  L’explosion remet à jour les différentes exactions déjà commisses par la secte Boko haram  dans cette région du Cameroun. D’autant plus que l’attention sécuritaire est focalisée sur la crise au Nord-Ouest et Sud-Ouest au détriment des rebelles djihadistes de Boko Haram. Menace ou erreur, dans tous les cas les populations restent inquiètent et la secte islamiste n’est pas à négligé, elle qui revendique depuis un bon moment déjà une attention particulière à sa manière.

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Yvan Ngon

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